GHOST

Sam Wheat, cadre dans une banque, vit une belle histoire d’amour avec Molly Jensen, une sculptrice. Mais un soir, Sam se fait agresser en pleine rue et abattre. Il revient sous la forme d’un fantôme et parvient à communiquer avec Molly par l’entremise d’une voyante, Oda Mae Brown. Afin de mener son enquête depuis l’au delà…

Les histoires de fantômes hantent le cinéma mondial et entre ceux qui y croient et ceux qui ricanent parce qu’ils trouvent ça gnangnan et bêbête, on sait que le fossé est large et qu’il faut évidemment laisser dériver son imaginaire pour rendre cette croyance vraiment acceptable! Jusqu’au jour où un blockbuster américain au titre tout simple, Ghost,  a débarqué sur les écrans et raflé la mise au box office. Bien sûr, en laissant de côté la crédibilité du scénario (très hollywoodien et tire larmes) et en n’étant pas trop regardant sur la mise en scène purement fonctionnelle de Jerry Zucker (pas un cador dans son domaine), le film fonctionne toutefois à plusieurs niveaux non négligeables. A commencer par la manière dont le récit donne à l’amour le pouvoir de transcender la mort, ensuite par la musique assez sublime de Maurice Jarre (un génie dans sa partie pour le coup!), le tube Unchained Melody ayant fait fondre plus d’un coeur, et puis aussi par le fol espoir que nourrit le film que peut être nos défunts sont là quelque part pour veiller sur nous, comme Sam sur Molly. Ghost nous fait croire à l’impensable, mélange les genres (love story, policier et surtout comédie fantastique), nous divertit avec originalité et en définitive, on fait l’impasse sur la « mièvrerie » du propos.

Le héros de Dirty Dancing, le regretté Patrick Swayze, incarne ce fantôme « bon » et amoureux, luttant depuis les limbes pour venger sa mort et protéger sa bien aimée, la douce Molly, jouée par Demi Moore, cheveux bruns courts, yeux humides, minois adorable. Le clou du spectacle revient pourtant au troisième personnage, la pétillante médium à la masse aidant Sam à faire éclater la vérité sur son assassinat et campé par une Whoopi Goldberg anthologique et véritablement hilarante. Elle obtint d’ailleurs l’Oscar du meilleur second rôle féminin pour cette prestation remarquée. Le final, aussi beau que triste, vous fera couler de chaudes larmes et sortir vos mouchoirs par son romantisme échevelé, sauf si vous jugez ça cul cul la praline! On a tout de même sacrément envie de croire qu’en effet, comme le conclut Sam, « l’amour qu’on a en soi, on l’emporte avec soi… ».

ANNEE DE PRODUCTION 1990.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Enorme succès mondial, Ghost navigue entre comédie et fantastique et ravit aussi les incurables romantiques. Passons sur la mise en scène de Jerry Zucker et retenons la BO, les grands sentiments et le couple Swayze/Moore. Sans oublier Whoopi Goldberg d'une drôlerie fracassante.

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