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THE UGLY STEPSISTER

Dans un royaume où la beauté règne en maître, la jeune Elvira doit faire face à une redoutable concurrence pour espérer conquérir le cœur du prince. Parmi les nombreuses prétendantes, se trouve notamment sa demi-sœur, à l’insolente beauté.

Voici une curiosité tout à fait singulière venu directement de Norvège avec ce premier long métrage d’une réalisatrice, Emilie Blichfeldt, qui signe un curieux mélange entre le conte de Cendrillon vu sous l’angle fantastique et le body horror façon The Substance. Usant d’un humour mordant et macabre, la réalisatrice soigne aussi son esthétique, proche d’un rêve qui se transforme petit à petit en cauchemar, et va surtout jusqu’au bout de son récit aussi cruel que sadique. Car son héroïne, anti héroïne plutôt, subit tant et tant qu’on en vient à se demander jusqu’où son corps va pouvoir le supporter. Et plus le film avance, plus le gore prend de place, entre opération esthétique du nez à la douloureuse pose de faux cils directement cousus dans la chair des yeux, et puis in fine la pauvre « princesse » va se mutiler les pieds  pour espérer epouser son prince charmant. Entre burlesque et grotesque, l’horreur décomplexée fait office de ton acide sur l’adage célèbre :il faut savoir souffrir pour être belle. Finalement, on peut y voir une dénonciation de la dictature du paraître, au prix de sévices corporels inouïs (l’idée du ver solitaire en capsule va d’ailleurs atteindre des sommets dans une des dernières séquences et les plus dégoûtantes vues depuis longtemps sur un écran!). L’ interdiction aux moins de 16 ans prend alors tout son sens. The Ugly Stepsister réussit aussi le tour de force de filmer la laideur avec une ironie brute et la « beauté » avec des plans très déplaisants. Le tout avec un esprit rock and roll, voire punk !

Avec son physique à la fois étrange et atypique, la jeune actrice choisie du nom de Léa Myren colle parfaitement au personnage, sans peur de s’enlaidir, ne craignant pas non plus le ridicule des situations les plus outrées. Notons la qualité des décors gothiques et oniriques renforçant l’idée du conte revisité, même si pour le coup Cendrillon en prend largement pour son grade. En tout cas, le film est clairement destiné à un public averti et à ceux qui ont l estomac bien accroché.

ANNEE DE PRODUCTION 2025.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un premier film très original entre conte et horreur frontale livré par Emilie Blichfeldt, une autrice norvégienne. Attention quelques scènes peu ragoûtantes au menu !

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