I WANT YOUR SEX

Elliot, un jeune homme naïf en quête de sens, décroche le poste de ses rêves auprès d’Erika Tracy, artiste provocatrice et figure incontournable de la scène artistique. Lorsqu’elle décide de faire de lui sa « muse sexuelle », ses fantasmes les plus audacieux semblent devenir réalité. Mais cette relation l’entraîne bientôt dans un univers trouble où se mêlent désir, obsession, pouvoir, manipulation et trahison…

Nous n’avions plus eu le plaisir de découvrir de nouveaux films du cinéaste Gregg Araki, enfant terrible porté sur la provocation (Nowhere, The Doom Generation) depuis son dernier opus de 2015, White Bird. Après plus de dix ans passés à réaliser des épisodes de séries à la chaine, Araki fait son retour au long métrage avec ce I Want Your Sex, dans la veine des comédies déjantées de son cru. Satire du milieu de l’art contemporain, le récit tourne surtout autour d’une relation SM entre une artiste totalement décomplexée et un assistant tout juste tombé du nid et découvrant avec elle les folies d’une sexualité « hors normes ». Jusqu’à un point de non retour… ne dérivant cependant pas dans le glauque. Le film reste une comédie avec plusieurs moments assez drôles et une bonne partie bien plus inégale. Rappelant dans l’esprit le cinéma de John Waters – à sa grande époque- le scénario déroule son programme attendu de scènes ouvertement provocatrices, toujours dans une option claire de surenchère et d’outrances assumées. Araki se moque des artistes à l’égo démesuré, des gays hystériques, des relations de couples mortifères. Avec plus ou moins de bonheur. En fait, I Want Your Sex aurait pu être beaucoup plus subversif s’il avait été réalisé dans les années 90 ou 2000. Aujourd’hui, ca passe pour simplement « gentiment décalé ».

Araki a beau s’être assagi, il a par contre bien choisi son actrice principale en la personne d’ Olivia Wilde, surtout connue pour les séries Dr House et NewPort Beach, avec son physique proche d’une Margot Robbie « dépravée », elle joue ici avec les excès de son personnage de dominatrice manipulatrice sans limites et grâce à elle, le film gagne en drôlerie. Son partenaire, Cooper Hoffman, un jeune acteur encore assez inconnu, incarne l’assistant benêt et trop gentil cédant à ses avances rentre dedans. Araki tente de réanimer le genre de la « comédie érotique », mais son nouvel opus, plus convenu que trash, ne satisfait qu’à moitié.

ANNEE DE PRODUCTION 2026.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Gregg Araki avait fait les beaux jours d'un certain cinéma indépendant américain. Ce nouveau long métrage rejoue la carte de la provoc mais cette fois ca passe beaucoup moins. Olivia Wilde est très drôle par contre.

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