FACE A LA MER

Jack est marié à Maggie depuis plus de la moitié de sa vie. Il travaille comme ramasseur de moules dans les bancs du nord du Pays de Galles avec son jeune frère, Dyfan, et ses trois fils. Jack a toujours pensé que son fils, Tom, rejoindrait l’entreprise familiale à la fin de ses études, mais la réticence de Tom à suivre ses traces provoque des tensions familiales. Celles-ci sont encore exacerbées par l’arrivée d’un matelot itinérant, Daniel, qui avoue ses sentiments à Jack. Dans cette communauté rurale isolée où la vie tourne autour de l’Église et de la pêche, Jack est confronté à un dilemme insurmontable.

On ne compte plus désormais le nombre conséquent de romances gays qui sortent sur les écrans, venues de tout pays et avec plus ou moins de bonheur. Face à la Mer nous arrive directement du Pays de Galles, livré par une réalisatrice du nom de Helen Walsh et qui raconte la vie étriquée d’un pêcheur quinquagénaire, marié et père de famille, découvrant son attirance pour un jeune matelot. D’entrée de jeu, elle choisit l’axe d’un script plutôt lent, pour ne pas dire carrément incapable de décoller vraiment, avec non seulement un retard à l’allumage et surtout une mise en scène soporifique qui n’arrange rien. On a l’impression d’avoir vu maintes fois cette problématique du mec hétéro vivant soudainement une homosexualité longtemps refoulée et devant se confronter à ses proches, à la rumeur, dans un milieu peu tolérant et où il est de bon ton de ne pas «  sortir du rang  ». Helen Walsh se croit en outre obligée d’alourdir son scénario avec des arguments peu pertinents et même assez inutiles comme la maladie du héros, cadrant maladroitement avec son sujet de départ. Comme si elle cherchait à en remettre une couche dans le mélo bien appuyé. Elle rectifie le tir tardivement en deuxième partie de film, mais comme ses personnages, le spectateur pêche lui aussi à la ligne par ennui tout simplement  !

Du côté du casting, citons éventuellement Barry Ward vu dans Jimmy’s Hall, apporte un brin de profondeur et d’humanité à cet homme perdu, tiraillé par un choix impossible. Avec une volonté de dépouillement sûrement trop marquée, Face à la mer finit par s’assécher et ne pas créer les émotions souhaitées et cette liaison interdite au milieu des pêcheurs gallois et de leurs principes archaïques prend l’eau de toutes parts. Sans doute manque t’il également à cette œuvre une saveur vraiment personnelle, un point de vue sortant de l’ordinaire.

ANNEE DE PRODUCTION 2026

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Mélodrame anglais à la traine et à la réalisation soporifique qui se débat avec une romance gay contrariée déjà vue ailleurs en mieux! Sans réelle saveur.

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