Le Dr Martin, un jeune psychiatre, postule pour une place dans un asile situé dans un coin reculé d’Angleterre. Il se rend donc dans cet établissement et une personne handicapée en fauteuil roulant le reçoit dans son bureau. Il s’agit du Dr Lionel Rutheford qui, à la recherche d’un nouveau collègue pour gérer les patients hospitalisés, lui propose, au titre d’un examen d’embauche, de déterminer s’il sera capable de découvrir parmi quatre patients hébergés à l’étage, lequel fut son ancien associé, le Dr Starr, psychiatre qui a fini par perdre la raison et agresser le Dr Rutheford, Starr étant donc interné dans son propre établissement. Le Dr Martin est assez surpris mais accepte la proposition.
En vogue dans la décennie 70, le film à sketches horrifiques fit notamment les beaux jours du studio britannique Amicus qui avaient déjà à leur actif deux titres à succès, Le train des épouvantes et la Maison qui tue. Asylum se distingue des autres productions à sketches par le fait que les segments sont ici liés entre eux et utilisent un seul et même cadre : une institution psychiatrique. Le scénariste et romancier Robert Bloch, auteur de Psychose, construit quatre histoires terrifiantes autour de la folie, du dédoublement de la personnalité et instaure une ambiance anxiogène intéressante. Derrière la caméra, Roy Ward Baker, habitué à ces univers d’épouvante, s’applique à délivrer une mise en scène et un style corrects, par moments trop lancinants et n’évitant pas quelques longueurs. De plus, la résolution des intrigues s’avère inégale (banco pour la première et la troisième, déception pour la seconde et la dernière). Asylum cultive un certain suspense jusqu’à son terme, penchant nettement du côté du fantastique à une époque où le gore n’était pas encore monnaie courante.
Le casting a de quoi nous réjouir puisqu’on y retrouve Peter Cushing, acteur star de la Hammer, Richard Todd, Herbert Lom et surtout Charlotte Rampling, belle et vénéneuse comme on l’aime dans un rôle inquiétant de patiente victime de trouble dissociatif, un an avant Portier de Nuit. Bien que de qualité moyenne et d’une facture ayant pris un léger coup de vieux, Asylum compte parmi les productions britanniques et annonce les futurs Creepshow ou Contes de la Crypte et se pose en « ancêtre » respectable.
ANNEE DE PRODUCTION 1972



