Virginia est fière d’appartenir à la confrérie des meilleurs élèves de son école privée. Mais une série de meurtres déciment ce groupe, et tout porte à croire qu’elle serait la coupable idéale…
Au début de la décennie 80, en pleine vague du slasher sanglant façon Halloween et Vendredi 13, un autre « petit » film d’horreur venu du Canada au budget assez limité voit le jour sous le titre de Happy Birthday to me/Souhaitez ne pas être invité! et crée une surprise positive en proposant un récit ambitieux, même plutôt tortueux dans lequel il est question de disparitions mystérieuses d’étudiants dans une université huppée, de traumatisme lié au passé, de vengeance savamment élaborée. Aux commandes, le vétéran Jack Lee Thompson en pleine période de flops au box office et qui compte se refaire une santé avec un film de genre prisé par les adolescents. Et ça marche très correctement dans un esprit sombre, une accumulation de fausses pistes, une ambiance glauque dans laquelle on aime se plonger pour s’offrir quelques frissons. Entre suspense façon polar et gore (avec au moins trois séquences costauds), Happy Birthday to Me souffre quand même de quelques longueurs dans le développement et une tendance à additionner les rebondissements au point de les rendre parfois peu crédibles. Ainsi, on est jamais au bout de nos surprises, jusqu’aux dernières minutes et un twist final aussi inattendu qu’un peu « grotesque ». Ajoutez à cela le sujet de la psychanalyse tentant d’apporter des bribes de réponses à l’intrigue et une photographie soignée de la part de Miklos Lente et vous comprendrez que ce slasher prend des directions sans doute moins balisées que la moyenne.
En tête de générique, la jolie et assez intrigante Melissa Sue Anderson, découverte dans la série culte La Petite Maison dans la prairie et qui casse son image d’adolescente trop propre sur elle. Dans le rôle du psy compatissant, une ancienne légende d’Hollywood, Glen Ford (Gilda) certainement attiré par le cachet mirobolant. A bien des moments, on pensera bien sûr aux futurs Scream ou Meurtres à la Saint Valentin pour le carnage progressif d’une bande d’étudiants boutonneux et naturellement portés sur les joies du sexe. En tout état de cause, Jack Lee Thompson a bien digéré les codes du cinéma d’horreur et les reproduit avec une certaine adresse, malgré quelques notes dissonantes au passage.
ANNEE DE PRODUCTION 1982.



