En octobre 1994, trois jeunes cinéastes, Heather Donahue, Joshua Leonard et Michael Williams, disparaissent en randonnée dans la forêt de Black Hill au cours d’un reportage sur la sorcellerie. Un an plus tard, on a retrouve le film de leur enquête…
Deux jeunes apprentis « cinéastes » ou plutôt devrait on dire « vidéastes » du nom de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez, peuvent se vanter d’avoir accouché du plus rentable de tous les petits films indépendants américains: 60 000 malheureux dollars au départ et 140 millions à l’arrivée… sur la base d’un pitch à peu près inexistant ne jouant que sur le « buzz » crée au préalable sur Internet. Saturé de flous, de faux raccords en guise de pseudo « mise en scène ». La nausée s’invite rapidement à force de mouvements et de gesticulations intempestives qui n’ont strictement RIEN à filmer! Sous prétexte de faire naitre la peur et l’angoisse, Blair Witch ne présente que du vide, du néant scénaristique à l’état pur. Durant 1H20, on nous balade de la manière la plus roublarde qui soit, sous couvert de suggérer la présence d’une entité diabolique (dont on ne fait que parler point barre!), au lieu de ça des dialogues creux, sans queue ni tête, et un ennui tenace dont on peine à voir la finalité!
Découragés par un cruel manque d’action, on finit par reluquer sa montre, atérés par un jeu d’acteur horripilant de fausseté et surtout une forte impression de simulacre foireux jusqu’au bout du bout! Le cinéma d’horreur ne cherche pas très souvent à se réinventer, ce « produit » dont la seule originalité demeure son coup publicitaire ne peut sérieusement prétendre se hisser au niveau de Shining (comme l’affiche ose nous le « vendre ») ou même de Massacre à la Tronçonneuse pour son côté bricolo fauché. Laisser au spectateur le loisir d’imaginer des figures horrifiques pour nourrir sa trouille c’est louable, le prendre pour un imbécile c’est juste inexcusable! Circulez y a rien à voir!
ANNEE DE PRODUCTION 1999.



