JEU D’ENFANT

Grâce à quelques formules magiques d’origine vaudou, le tueur Charles Lee Ray, traqué par le détective Mike Norris, se réfugie dans un magasin de jouets et se réincarne dans une grande poupée représentant un garçonnet. Le lendemain une mère offre cette poupée à son fils. Il la surnomme Chucky….

Peu spécialisé dans le genre horrifique, le Studio United Artist fait appel au scénariste Don Mancini et au réalisateur Tom Holland pour mettre sur pied Jeu D’enfant. Holland s’est distingué auparavant avec un premier film d’épouvante parodique Vampire vous avez dit vampire, auréolé d’un succès notable.. Le thème du jouet animé aux mauvaises intentions (ici carrément meurtrières) avait déjà été utilisé dans Dolls en 1987. Le but affiché est bien de créer une terreur réelle avec cette poupée au premier abord inoffensive, se transformant en méchante machine a tuer, au langage ordurier et au rictus sadique. Si les personnages de la mère et de son fils restent  assez sommairement croqués, c’est pour mieux donner le rôle central à l’élément maléfique. Nommé Chucky, il peut rivaliser avec d’autres figures clefs du cinéma d’horreur comme Jason, Freddy, Michael Myers. Même si les séquences ne versent pas trop dans le gore, le suspense bien maintenu et la brutalité des scènes de violence résonnent parfaitement dans ces années 80 avec la mode du slasher. La réalisation de Holland, dynamique et très correcte, sert la soupe à un script plutôt conventionnel et programmatique. La « créature » fonctionne grâce à de l’animatronic, un procédé très courant à cette époque dans le cinéma de genre qui ne connaissait pas encore le numérique. Cet aspect artisanal n’a d’ailleurs pas trop mal vieilli.

Du côté du casting, on retrouve Catherine Hicks, une des vedettes de la série 7 à la maison, Chris Sarandon vu dans Princess Bride, Brad Dourif qui jouait l’odieux shérif raciste de Mississippi Burning incarne cette fois le meurtrier dont l’âme malfaisante vient hanter le petit corps de Chucky. Traumatisant l’enfant qui se lie à cet objet soit disant créé pour jouer et se divertir, Chucky devient sujet de cauchemars et d’effroi. En tout cas, sept autres films furent réalisés autour de cette figure , entre suites et reboots, et aucun n’a la « fraîcheur » ni le tonus de ce dangereux jeu d’enfant.

ANNEE DE PRODUCTION 1988.

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Cette ignoble poupée tueuse a fait les beaux jours du cinéma d'horreur des années 80 sans prendre de rides. Bonne réalisation et peur garantie.

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