BANANAS

Afin d’impressionner sa petite amie activiste politique, Fielding Mellish, un timide citoyen américain part pour San Marcos, en proie à une guerre civile. Il se mêle à la révolution en place et devient président du pays avant de retourner aux Etas Unis où il doit comparaitre devant le tribunal pour avoir usé de deux identités distinctes…

Bananas arrive en seconde position dans la longue filmographie de Woody Allen, après son passage sur scène dans le stand up. On sent d’ailleurs dans cette comédie décapante et foutraque l’influence très nette de son ancien job de gagman pour la TV, car le scénario n’est rien de moins qu’une suite de sketches et de gags inégaux dans lesquels il déploie son génie comique. Allen se voit ici parachuté au milieu d’une révolution sud américaine, lui le petit employé gauche et craintif, mêlé malgré lui à une situation politique qui le dépasse et où il va vivre les mésaventures les plus cocasses. Le rire nait de ce décalage là et par l’aptitude de l’auteur de Manhattan à recycler du burlesque pur jus, des clins d’oeil aux Marx Brothers (qu’il vénère), des blagues salaces à de la satire délirante. Un coup sur deux, ça fonctionne et on s’amuse de l’esprit débridé et anarchiste de cet acteur/metteur en scène en début de parcours. Niveau réalisation d’ailleurs, on sent Allen encore hésitant et pas totalement adroit dans sa manière de filmer, privilégiant les dialogues et le texte en premier lieu. D’où une sensation de voir un film décousu dans lequel on ne s’ennuie pas pour autant.

Très à l’aise devant la caméra, Woody fait aussi ses preuves en tant qu’acteur (servi par lui même bien entendu) et s’adjoint la complicité de sa muse et compagne d’alors, la désopilante Louise Lasser dans le rôle de la petite amie passablement insatisfaite. Au détour d’une séquence, on peut reconnaitre un tout jeune Sylvester Stallone ( curieusement même pas crédité au générique) en brute épaisse agressant les passagers du métro new yorkais. Sans doute brouillon dans sa forme, Bananas possède le charme des premiers films bricolos du plus intello des cinéastes américains et bien qu’inabouti, a le grand mérite de nous filer la banane!

ANNEE DE PRODUCTION 1971.

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une suite de gags parfois drôles parfois plus lourds constitue ce deuxième long métrage de Woody Allen catapulté dans un putsch sud américain. Une satire qui ne se prend jamais au sérieux en tout cas.

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