Cora, Nadine, Mathieu et son frère Louis, ceux que nous appelons dorénavant « Les randonneurs » ont désormais la quarantaine. Ils sont toujours très liés et ont décidé de repartir une nouvelle fois en vacances ensemble, juste tous les quatre, comme avant. La randonnée, il faut bien l’avouer, ça n’était pas vraiment leur truc. Cet été, c’est décidé, ce sera Saint-Tropez. Après tout, qui n’y va pas une fois dans sa vie ? Mais c’était sans compter qu’à Saint-Tropez, tout peut arriver! Même retrouver Eric, leur guide sur le GR20 Corse. Celui qu’ils s’étaient jurés de ne plus jamais fréquenter…
En 1997, Les Randonneurs avait constitué une bonne surprise dans le domaine de la comédie française, tout à la fois par son ton populaire et par sa volonté presque « auteuriste » assumée par son réalisateur/acteur, Philippe Harel, familier d’un humour pince sans rire. Ce groupe d’amis partis en vacances et entrechoquant leurs amours, leurs emmerdes, leurs différences de caractères avait séduit le public et Harel crut bon de les réunir à nouveau pour une suite à leurs aventures ensoleillées. Ainsi, les déplacer sur Saint Tropez aurait dû apporter du neuf dans le script… sauf que changer de décor ne suffit pas à renouveler son écriture. Et force est de constater qu’Harel se repose carrément sur ses propres lauriers et pond un scénario paresseux, pataud, peu dynamisé par des dialogues rarement amusants. Alors, il nous sert en cascade les clichés les plus éculés sur les vacanciers de St Tropez, les aléas des amitiés intéressées, fonce tête baissée dans le portrait de personnages ultra stéréotypés. Direction inévitable? L’ennui poli! Hormis deux ou trois séquences rigolotes et inspirées, tout le reste ne vaut pas tripette!
A peine a t’on le plaisir de retrouver la bande de joyeux lurons du premier volet! Soit Géraldine Pailhas en bonne copine abonnée aux liaisons foireuses avec des mecs mariés, Vincent Elbaz en mec super trop cool et légèrement profiteur, Philippe Harel lui même en grognon éternel. Heureusement, pour assurer a minima le show, Karin Viard se démène dans le rôle le plus fun (redécouvrant les plaisirs du sexe et de la vie et le faisant savoir!). Benoit Poelvoorde campe un guide jet-setteur, blaireau juste comme on l’aime, sans hélas parvenir à sauver ses répliques souvent navrantes. Autant dire que vouloir renouer avec un film à succès s’avère très souvent une mauvaise idée.
ANNEE DE PRODUCTION 2008.



