DUNKERQUE

Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.

Friand de récits de science fiction, d’anticipation ou de thrillers cérébraux, Christopher Nolan s’est également illustré dans le genre très balisé de la guerre. Avec Dunkerque, il revient sur l’opération Dynamo dans laquelle l’armée anglaise faillit perdre la totalité de ses troupes. Choisissant trois terrains de bataille et trois unités de temps, Nolan peut de nouveau faire preuve de sa maestria technique et de sa capacité à nous immerger au coeur des combats et des bombardements. La mise en scène virtuose a cependant du mal à palier au scénario éclaté (qui, du coup, dilue considérablement l’émotion) et comme aucun des personnages n’est « traité » de manière individuelle, le spectateur peine à s’attacher aux destins de tous ces soldats risquant la mort à chaque minute. Contrairement à 1917 de Sam Mendes où l’on suivait un seul homme dans l’enfer et luttant pour sa survie, Dunkerque empêche de prendre fait et cause pour un individu unique. Alors oui, les plans superbes de combats aériens et des plages jonchées d’uniformes britanniques réunis ont de la gueule sur un grand écran, mais au niveau de l’histoire, les enjeux nous échappent souvent, d’autant que la majorité des séquences sont dénuées de dialogues. La superproduction ambitieuse reconstitue joliment les gros bateaux, les navires destroyers d’époque, fait appel à des centaines de figurants comme dans Le Jour le plus long par exemple, mais n’use pas de la même violence frontale que Spielberg avec son Il faut sauver le soldat Ryan. Nolan prend le parti délibéré de ne pas mettre en avant l’ennemi nazi, un aspect « original » et inattendu pour un film sur la seconde guerre mondiale.

Au fil du film, le casting dévoile quelques noms prestigieux comme Kenneth Branagh, Cillian Murphy, Harry Styles, James D’Arcy, Mark Rylance, et Tom Hardy, sans qu’aucun n’ai de rôle « majeur » à défendre. Manière sûrement de ne pas faire de l’ombre au propos par l’aura de stars tirant la couverture à eux. Si l’action pure garde une place cruciale dans l’ensemble, Dunkerque ambitionne surtout d’une immersion authentique dans les faits historiques par un montage précis, revenant sur cette débâcle anglaise méconnue. Trois Oscars techniques furent attribués, notamment pour le travail sur le son, et un bel accueil public à cette épopée vue à hauteur d’homme.

ANNEE DE PRODUCTION 2017.

 

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Du très beau travail de réalisation maitrisé par Nolan pour un script trop dilué et manquant d'émotions. Distribution assez discrète.

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