LICORICE PIZZA

1973, Los Angeles. Alana Kane et Gary Valentine font connaissance au lycée. Ils se tournent autour, devenant plus amis qu’amants. Elle a l’ambition de devenir actrice, lui va monter sa propre boite de matelas à eau (invention en vogue de l’époque). Leurs destins se lient au gré de leurs rencontres et de leurs péripéties…

Dans le paysage du cinéma américain, Paul Thomas Anderson s’est toujours évertué à sortir du lot et à ne pas faire des films calibrés sur le mode de ceux que les grands studios produisent à la chaîne. Dans son parcours, il a connu des fulgurances (Boogie Nights et Magnolia surtout). Mais ça c’était avant… Désormais, il se distingue encore par son style visuel talentueux et avec ce nouvel opus, il soigne indéniablement ses images, sa reconstitution de l’Amérique des années Nixon est un sans faute, ainsi que l’aspect résolument rétro de son histoire, il a su distiller aussi une « coolitude » et un humour sympathique, essentiellement condensé dans la première partie. Ses deux jeunes acteurs, Alana Haim et Cooper Hoffman (le fils du regretté Philip Seymour Hoffman) sont rafraichissants et apportent un réel peps. Mais sorti de tout ça, voila que le film se noie dans une nostalgie sirupeuse et fantasque sur des amours adolescentes peu excitantes. Le plus regrettable provient du scénario, ou plutôt du manque patent de structure, les scènes s’enchainent sans queue ni tête, ne sachant pas tenir un fil conducteur vraiment accrocheur. Cette comédie sentimentale à la sauce seventies tente de rendre un hommage indirect au cinéma de Robert Altman, mais les intentions ne se transforment jamais en actes et un ennui poli nous gagne inexorablement.

Ce récit initiatique aurait pu être séduisant si l’on avait senti réellement l’amour de ces deux protagonistes évoluer, se construire et triompher des années: au lieu de ça, les situations n’apportent aucune profondeur, les intrigues périphériques sont soit lourdes soit inintéressantes au possible. Le tout sur une mise en scène d’une prétention rédhibitoire, avec des mouvements de caméra faussement amples et semblant nous dire: Regardez comme je filme avec grâce! La plupart des journalistes sont tombés en pamoison devant cet objet filmique surestimé et dont on ne peut guère sauver que le vintage appréciable et l’interprétation. Mr Anderson, reprenez des cours de scénario SVP!

ANNEE DE PRODUCTION 2022.

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Trop imbue d'elle même, cette comédie vintage cherche tant bien que mal à séduire, mais sans scénario, c'est le vide! Dommage pour ses deux jeunes acteurs, attachants.

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