TORSO

Jane, une jeune Américaine, suit des cours d’histoire de l’art à Pérouse, en Italie. Une étudiante et son petit ami sont assassinés par un tueur sadique. Alors que l’enquête piétine, la panique gagne les étudiantes. Certaines préfèrent fuir la ville, se pensant plus en sécurité à la campagne.

Longtemps, on a pensé que les premiers « slashers » du cinéma d’horreur avaient pris leurs marques dès le Halloween de Carpenter, suivi ensuite de la série des Vendredi 13. Or, les véritables origines de cette mode du tueur à l’arme blanche sont apparus dès le début de la décennie 70. Tout d’abord avec La Baie Sanglante de Mario Bava, puis d’un autre « petit » film italien beaucoup moins connu: Torso réalisé par un certain Sergio Martino. Articulé autour d’une intrigue typique du « giallo » (un groupe de jeunes filles belles et innocentes sont victimes une par une d’un tueur sanguinaire), Torso nous sert les incontournables séquences semi érotiques (manière de bien signifier que la révolution sexuelle est en plein boum) tout en agençant un suspense timide et quelques passages un peu gores (mais sans excès). Martino se débrouille assez bien avec sa caméra, des plans astucieux des meurtres, une façon convenable de faire monter une certaine tension. Le film semble prendre comme références le cinéma d’épouvante britannique dans son approche réaliste et brutale, tandis que l’assassin, caché derrière un masque à bandages blancs, annonce clairement les Jason et Michael Myers à venir.

Au générique, des noms comme Suzy Kendall que l’on avait pu découvrir dans L’Oiseau au plumage de cristal d’Argento, de Tina Aumont que l’on reverra plus tard dans le Casanova de Fellini ou Cadavres Exquis de Rosi. Quant à John Richardson, il fut l’une des vedettes du Masque du Démon de Bava, donc déjà familier des ambiances glauques à souhait. Torso prend un malin plaisir à jouer avec les nerfs du spectateur, surtout dans la dernière demie heure, comblant les fans de voyeurisme et de sadisme, des notions portées ici à leur zénith. On sera plus ou moins indulgent avec la « résolution » finale, au prétexte psychanalytique poussif , renvoyant à un trauma du passé, comme très souvent vu dans ce type de films.

ANNEE DE PRODUCTION 1973

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un des ancêtres du slasher par l'italien Sergio Martino, plutôt adroit dans sa mise en scène. Intrigue pas géniale, mais de l'érotisme et du gore au menu. Acceptable.

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Un des ancêtres du slasher par l'italien Sergio Martino, plutôt adroit dans sa mise en scène. Intrigue pas géniale, mais de l'érotisme et du gore au menu. Acceptable. TORSO