CA

A Derry, dans le Maine, sept jeunes ados ayant du mal à s’intégrer se regroupent au sein du « Club des Ratés ». Rejetés par leurs autres camarades de classe, ils sont les cibles favorites des gros durs de l’école. Ils sont aussi pourchassés par une entité qu’ils ont appelé Ca, une sorte de clown, responsable de la disparition de dizaines d’enfants dans la région…

Le roman de Stephen King, flippant et malsain à souhait, avait fait les beaux jours de la littérature fantastique, une tentative d’adaptation en série télévisée avait suivi, mais c’est véritablement cette version de 2017 qui se donne les vrais moyens de porter à l’écran cette sombre histoire de clown prédateur se nourrissant de la peur des gamins. En charge de la réalisation, l’argentin Andy Muschietti, auteur du terrifiant Mama, Ca entend mélanger le teen movie, le récit d’apprentissage et surtout l’horreur pure avec ce poème effrayant, traitant indirectement de la perte de l’innocence d’une bande d’ados mal dans leur peau. Grâce à une direction artistique de qualité, des effets visuels irréprochables, et surtout des moments réellement flippants, le film remplit aisément son contrat de base: faire peur et divertir avec un conte macabre jouant avec nos nerfs. Le public friand des premières oeuvres de Spielberg (E.T notamment) et ne rechignant pas devant le gore trouveront leur compte dans cette adaptation réussie, même si la profusion d’effets tapageurs entache un peu le plaisir pris sur la suggestion: en effet, les apparitions intempestives de PennyWise, le clown maléfique, désamorcent parfois le suspense et aurait pu être plus subtilement utilisées. Dans la seconde partie, les jeunes protagonistes doivent autant lutter contre ce prédateur encombrant qu’avec leurs propres démons intérieurs, en cela King cerne tout à fait le malaise adolescent, la difficulté à trouver sa place, à moins de s’intégrer dans un groupe et unir ses forces pour combattre le Mal.

Toute la bande sympathique de jeunes acteurs assure la partie, annonçant aussi l’émergence quasi simultanée de la série Stranger Things, calquée sur un modèle identique, la science fiction en plus. Notons le jeu inquiétant de Bill Skarsgard en figure clownesque horrifique. Ca comporte de vraies séquences capables de nous faire frémir (entre autres l’introduction très efficace), faiblit un brin en cours de route, se booste à nouveau ensuite et assure le service sans démériter. Amateurs de jump scares, vous serez servis! Rappelons que le film a connu un deuxième chapitre, encore plus démonstratif dans l’horreur: ce volet ci aurait presque pu se suffire à lui même!

ANNEE DE PRODUCTION 2017.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Sans atteindre les sommets, cette adaptation du roman de King réussit à faire peur, sursauter et aussi ressentir de l'empathie pour sa bande d'ados complexés. Un poil de subtilité manque peut être mais globalement CA se tient très correctement!

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