CANDYMAN

Helen Lyne, une étudiante, décide d’écrire sa thèse sur les mythes et légendes locales. C’est en visitant une partie de la ville inconnue qu’elle découvre la légende de Candyman, un homme effrayant qui apparait lorsqu’on prononce cinq fois son nom en face d’un miroir. Helen, pragmatique, choisit de ne pas croire à l’existence de Candyman. Mais son univers bascule dans l’horreur quand une série de meurtres horribles commence …

Candyman a indéniablement marqué le cinéma d’horreur des années 90 par son caractère à la fois original, effrayant et nouveau. D’après le récit The Forbidden  de Clive Barker, maitre de la littérature fantastique proche de Stephen King, le film s’inscrit dans les oeuvres tournant autour de légendes urbaines avec ses monstres et ses démons « imaginaires » créant une terreur aveugle et indescriptible. Ici, un ancien esclave noir tué par ses maitres pour avoir osé séduire une blanche et muni d’un crochet pour éviscérer ses victimes. Le thème de la croyance en des mythes horrifiques, la traversée des miroirs pour explorer des mondes inconnus (on pense à du Lewis Caroll sanglant), autant de sujets bien traités au cours d’une mise en scène passant sans cesse de la réalité aux cauchemars, de la subjectivité au fantasme et faisant du récit un labyrinthe tortueux à emprunter. L’héroïne ouvre une sorte de boite de Pandore maléfique en étudiant le mythe du Candyman, au risque d’y succomber et de tomber dans la folie. C’est Bernard Rose, réalisateur très porté sur l’aspect littéraire, qui est aux commandes de ce film ambigu, aux accents antiracistes, utilisant les décors urbains comme des lieux d’extrême dangerosité. Quelque part entre Le Sous sol de la peur de Wes Craven (en beaucoup plus solide) et Le Prince des Ténèbres de Carpenter, Candyman possède sa propre patte, à la fois inspiré du slasher et du gothique tendance Lovecraft.

Starlette en vogue depuis son rôle dans le très chaud Hot Spot, Virginia Madsen, physique proche de Sharon Stone, crée un personnage convaincant qui existe vraiment, passant de la transe à la frayeur. Tony Todd prête ses traits au fantôme tueur en série avec une présence inquiétante, en y ajoutant une dimension poétique et le distingue par exemple de Freddy Krueger, abominable créature des Griffes de la Nuit. L’apport musical, composé par le grand Philip Glass, enrobe le tout dans une esthétique certes classique, mais le résultat sort du tout venant de la production de genre. Le récent remake n’en a d’ailleurs ni la singularité ni la beauté vénéneuse.

ANNEE DE PRODUCTION 1992.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une date importante du cinéma d'horreur avec cette adaptation d'un conte de Clive Barker. Bernard Rose ne manque ni d'idées ni d'aplomb. Virginia Madsen s'avère bonne comédienne.

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