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TELLEMENT PROCHES

Famille : Groupe de personnes réunies par des liens de parenté et un fort sentiment de solidarité morale et matérielle. En 1993, Alain et Nathalie ont deux enfants : un bébé, Prosper, et un jeune garçon, Lucien, très turbulent et hyperactif. Problème de Lucien : son père, ancien GO du Club Med de Chamonix, ne fait rien pour le calmer. Problème de Nathalie : elle a trois enfants à la maison. Problème d’Alain : sa belle-famille.

Trois ans après leur réussi Nos Jours Heureux, le duo Toledano Nakache revient au genre de la comédie familiale, de celles qui décape par leur ton vachard sans oublier d’être tendre aussi à bien des endroits. En décrivant une famille « dysfonctionnelle » qui s’aime quand même au dela de leurs différents et coups de gueules, les réalisateurs montrent leur sens de l’observation, leur acuité d’écriture et leur aptitude à faire jaillir des gags de situations souvent ubuesques. Tellement proches pousse justement le bouchon parfois très loin (pour les besoins narratifs et pour créer de la pure comédie) et s’éparpille quelque peu en voulant notamment aborder trop de sujets ( les couples en crise, le problème de l’éducation des enfants, les beaux parents envahissants, sans compter les communautés juives cet indiennes intégrées au milieu). Certains dialogues sont foncièrement drôles, d’autres plus convenus, l’ensemble accuse parfois des moments un peu inégaux. Les crises de nerfs des parents au bout du rouleau, les sautes d’humeur d’une des sœurs larguant son petit ami sur l’autoroute par deux fois (!!), l’avocat pris dans des affaires minables de petits larcins, la mère de famille qui veut à tout prix se convertir au judaïsme : autant d’éléments décalés prétextes à quelques bonnes scènes jubilatoires. Sans doute manque t’il la finesse du cinéma de Bacri/Jaoui et de leur Air de Famille pour permettre au film de se détacher véritablement d’un simple divertissement sympathique.

Tellement proches plaît surtout pour sa jolie réunion de comédiens: Vincent Elbaz campe le mec « éternel adulescent » que sa femme, Isabelle Carré (toujours très bien) ne supporte plus. Audrey Dana, François Xavier Demaison, Joséphine de Meaux, Jean Benguigui occupent leurs rôles sans démériter. Enfin, Omar Sy joue un médecin que tout le monde prend pour un livreur ou un « employé subalterne » (juste parce qu’il est noir !) trois ans avant de retrouver Toledano et Nakache pour le carton d’Intouchables. Tellement proches remplit  honnêtement son but: nous amuser et nous émouvoir sur l’air de Famille je vous hais (mais j’ai aussi grand besoin de vous!), avec une fin résolument portée sur la tendresse et la nostalgie.

ANNEE DE PRODUCTION 2009

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Le 3e long métrage du tandem Toledano Nakache démarre sur le ton acerbe des comédies italiennes avant de se "ramollir" et d'user de gags outranciers. Casting hautement sympathique, Isabelle Carré et Vincent Elbaz en tête.

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