LA GUERRE DES MONDES

Ray Ferrier est un docker divorcé et un père rien moins que parfait, qui n’entretient plus que des relations épisodiques avec son fils Robbie, 17 ans, et sa fille Rachel, 11 ans. Quelques minutes après que son ex-femme et l’époux de cette dernière lui ont confié la garde des enfants, un puissant orage éclate. Ray assiste alors à un spectacle qui bouleversera à jamais sa vie…

Au préalable, le roman de science fiction d’HG Wells du même nom donna suite à une belle adaptation par Byron Haskin en pleine guerre froide et symbolisait parfaitement la peur panique des américains de l’envahisseur… communiste. Puis il y eu la version déjantée et comique de Tim Burton avec son désopilant Mars Attacks. Steven Spielberg, grand amoureux de la question extraterrestre (Rencontres du 3e type, E.T) ne pouvait pas ne pas un jour s’aventurer sur ce terrain là. Avec lui et sa vision souvent « angélique », La Guerre des Mondes ne ressemble pas seulement à une certaine idée du chaos et de l’apocalypse, puisqu’il y inclut au centre du récit une famille américaine déchirée par un divorce et fait de son héros, le père de deux enfants, l’archétype du sauveur bravant tous les dangers. Comme tout bon blockbuster qui se respecte, le spectacle doit être au rendez vous et l’intime relégué au second plan: du coup, une tonne d’effets spéciaux (numériques pour la plupart) font vite l’essentiel du métrage démarrant sur les chapeaux de roues et ne laissant que peu de répit au spectateur.  Spielberg connait son boulot sur le bout des doigts, sa caméra ne tremble pas, rien à redire sur l’efficacité global. Sans doute peut on lui faire le reproche d’une trop longue séquence centrale située dans une cave qui se nourrit avec malice de ses propres références (Jurassic Park, Minority Report). Et surtout d’une conclusion expédiée qui nous laisse sur notre faim.

Le cinéaste retrouve son acteur de Minority Report justement, Tom Cruise, ici en papa davantage dépassé par les frasques de son gamin ado que par les terribles attaques venant du Ciel et des entrailles de la Terre. Il fait le job, mais se voit presque voler la vedette par la toute jeune Dakota Fanning, âgé de 10 ans à peine, bouille à la Shirley Temple, incarnant sa fille avec une jolie présence. Comment en outre ne pas penser immanquablement au traumatisme de l’Amérique post 11 Septembre (d’ailleurs même des bribes de dialogues parlent de terrorisme), et noter un certain pessimisme sur l’avenir de la planète, malgré la réunion -programmée et peu surprenante- de la cellule familiale à l’arrivée?

ANNEE DE PRODUCTION 2005.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Spielberg se donne à fond pour montrer les attaques extraterrestres dans des séquences impressionnantes et nous offre au passage un drame familial en guise de touche intimiste. Tom Cruise fait du Tom Cruise.

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