LES RANDONNEURS

Deux filles et trois garçons partent en randonnée sur l’île de Beauté. La difficulté des chemins escarpés de la Corse va les révéler à eux-mêmes.

Acteur, scénariste et pour la troisième fois réalisateur de long métrages, Philippe Harel construit une comédie fort sympathique sur un groupe d’amis partis en randonnée sur le bien connu parcours du GR20 de l’Ile de Beauté. Les Randonneurs par d’une situation à priori banale (les vacances de quelques personnages) devenant au fil du récit un peu plus chaotique que prévu entre les disputes, la fatigue, les impondérables, la météo capricieuse. Un ressort comique bien exploité par Harel qui croque là de joyeux protagonistes ordinaires avec leurs problèmes respectifs et la façon dont cette randonnée va les métamorphoser, en tout cas les faire évoluer. A la fois par des gags amusants et une science du dialogue appréciable, Harel sait garder un rythme pas trop inégal et des séquences cocasses agrémentées en prime de jolis paysages de montagne. Comme une carte postale rigolote que l’on prend plaisir à recevoir et à admirer. En forme de satire gentiment cruelle, Les Randonneurs prend des allures de manifeste pour le bien vivre ensemble, sur notre capacité (souvent limitée) à « supporter » les autres autour de soi. Quelques situations plus prévisibles ne viennent aucunement ternir l’aventure de cette bande solidaires dans leur credo: marche ou crève!

Harel a constitué un casting des plus chaleureux avec en tête Benoit Poelvoorde en guide horripilant et satisfait de lui même (son don comique n’étant plus à démontrer), Géraldine Pailhas à l’aise dans ses baskets, Vincent Elbaz campe le gars farceur et continuellement immature, et Philippe Harel s’est gardé le rôle du pote craintif et bougon que l’on aime bien charrier. Pour un de ses premiers grands rôles principaux, Karin Viard déploie toute son aptitude naturelle à faire rire dans un emploi qu’elle tiendra souvent par la suite, celui de la fille frustrée et un peu pleurnicharde. Banco pour elle! Cette comédie burlesque a obtenu l’adhésion du public (1,5 millions d’entrées tout de même!) et marqué à sa façon les années 90. On peut bien prendre la route avec eux!

ANNEE DE PRODUCTION 1997.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Pas une grande comédie, mais on passe un bon moment grâce à Harel et son écriture plutôt acérée et ses gags divertissants. Très bonne distribution, dominée par Poelvoorde et la pétulante Karin Viard.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Latest articles

Pas une grande comédie, mais on passe un bon moment grâce à Harel et son écriture plutôt acérée et ses gags divertissants. Très bonne distribution, dominée par Poelvoorde et la pétulante Karin Viard. LES RANDONNEURS