MARTIN

Martin, un jeune homme de dix-sept ans est obsédé par le sang : il viole et tue des femmes et des hommes dont il boit le sang en leur entaillant les membres au rasoir. Son oncle Cuda qui l’héberge est persuadé qu’il est un vampire, descendant du Comte Orlok Nosferatu. Martin est-il un véritable vampire, ou bien seulement un marginal en proie à la folie ?

Quelques mois avant de faire son propre remake de La Nuit des Morts Vivants avec Zombie, George A. Romero revisite un des thèmes les plus récurrents du fantastique: le vampirisme. Il suit un jeune homme assoiffé de sang, qui se pense vampire, mais n’est peut être qu’un simple psychotique au comportement imprévisible dans ses pérégrinations meurtrières maladroites, en plein New York et dans des décors volontairement naturalistes, tranchant avec les lieux lugubres utilisés dans les Dracula notamment. Histoire de se démarquer du film de vampire traditionnel, Romero tourne à l’économie avec une caméra 16mn, accentuant un grain d’image typique des années 70 et lui apportant un réalisme cru. Martin s’ouvre sur une séquence de meurtre brutal dans un compartiment de train, très bien filmée, qui hélas ne tient pas ensuite ses belles promesses, car le script bredouille pas mal et se voit assez radin niveau frayeurs. Martin ressemble à un junkie en manque de sa dose d’héroïne, ne s’exprimant quasiment pas et le fait passer pour un dérangé mental. La notion intéressante soulevée par Romero réside dans la manière de montrer l’attrait du sang comme une maladie probablement mentale: sorti de ce point positif, le long métrage souffre de longueurs et d’un aspect limite expérimental.

A l’affiche, uniquement des acteurs débutants, comme John Amplas, au faciès d’une pâleur angoissante jouant le rôle titre. Lincoln Maazel incarne l’oncle passablement agité du bocal entretenant l’idée que son neveu est un descendant direct de Nosferatu et s’entoure de crucifix pour l’éloigner. En pure perte, ce vampire là ne craint ni la lumière du jour ni les gousses d’ail et ne se balade pas au clair de lune habillé d’une longue cape noire! C’est bien la seule vraie originalité de ce petit film d’horreur balbutiant et inabouti d’un des maitres du genre qui sera bien plus habile avec ses zombies!

ANNEE DE PRODUCTION 1977.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Romero traite du vampirisme à sa manière et en fait une maladie mentale. Quelques idées de mise en scène pour un scénario brouillon. Une curiosité mais pas un grand film du tout.

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