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FIANCEE CONTRE REMBOURSEMENT

Le pilote Steve Collins, véritable séducteur, demande généralement 10 dollars pour chaque colis transporté. Là, pour amener un paquet à bon port, on lui propose 1150 dollars la livraison ! Mais, c’est un colis un peu particulier en la personne d’une jeune et riche héritière : Joan Winfield, dont le père est prêt à tout pour l’empêcher de convoler avec un musicien, y compris engager un pilote sans scrupules pour la kidnapper et la remettre dans le droit chemin. Problème ? Joan ne compte pas se laisser faire !

C’est bel et bien Ernst Lubitsch qui a donné ses lettres de noblesse à la « screwball comedy » au cours de la décennie 30 à Hollywood et le scénariste réalisateur William Keighley s’en est sûrement largement inspiré pour écrire et mettre sur pied cette Fiancée contre remboursement, petite comédie « légère » et sans conséquences tournée pendant la guerre. Soit pour pimenter le script un couple qui, à priori, n’a rien en commun et qui va devoir se « supporter » et former au final un duo attendrissant débouchant sur devinez quoi? L’amour pardi! Keighley ne se foule pas outre mesure niveau mise en scène, empilant un peu laborieusement les situations comiques afin d’assurer un minimum de rythme. Située dans une ville fantôme en plein désert du Nevada -du moins le croit on au départ- l’intrigue raconte le rocambolesque « kidnapping » d’une fille à papa plein aux as par un pilote d’avion prêt à ramener la belle au bercail pour l’empêcher de se marier avec un crétin rencontré quelques jours plus tôt! Les mésaventures de ce tandem improbable seraient presque insipides si le couple vedette n’avait pas le pep’s et l’aura de deux des plus grands noms du cinéma américain.

J’ai nommé Mr James Cagney (L’ennemi public n°1, L’enfer est à lui), au physique de petit roquet hargneux, et Mlle Bette Davis que l’on ne présente plus: ces deux là avaient déjà joué ensemble dans un film policier banal, Jimmy The Gent, mais se retrouvent cette fois dans le registre plutôt inédit pour eux de la comédie. Se chamaillant, s’insultant, se courant après comme des gosses, avant de tomber sous leur charme respectif, ils apportent un élan et une énergie à ce film bien moyen qui n’a pas marqué la mémoire des cinéphiles. Pas du grand cinéma bien sûr, mais ça ne mange pas de pain et ça passe le temps!

ANNEE DE PRODUCTION 1941.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Bette Davis et James Cagney, complices, rehaussent le niveau assez bas de cette comédie oubliée.

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