AccueilCritiquesComédieLES CENT ET UNE NUITS

LES CENT ET UNE NUITS

Monsieur Simon Cinéma est presque centenaire. Ex acteur, producteur, il croit être le cinéma à lui tout seul et vit dans son château musée avec son majordome. Il perd la boule et s’embrouille dans sa mémoire. Il engage alors une jeune cinéphile pour rafraichir ses souvenirs. De nombreux visiteurs, acteurs, et stars du monde entier viennent lui faire un coucou amical, tandis que les jeunes voudraient obtenir sa fortune pour eux mêmes faire du cinéma…

A l’occasion du centenaire du cinéma de 1995, la réalisatrice Agnès Varda décida de lui rendre un hommage « à sa manière » en bricolant un film en forme d’allégorie, de déclaration d’amour, avec plein de clins d’oeil, d’extraits bien connus et facilement identifiables, de notes de bandes originales, de références aux grands noms que furent Welles, Hitchcock, Visconti, Chaplin, Fellini et des tas d’autres…. Elle imagine un script autour d’un personnage incarnant le cinéma à lui seul, sorte de vieillard rassemblant ses précieuses anecdotes et fait graviter autour de lui aussi bien la jeune génération que l’ancienne, convoquant un défilé impressionnant de vedettes, comme pour prolonger un rêve éveillé. Les Cent et Une nuits devrait fonctionner sur un mode nostalgique et joyeux à la fois, mais hormis le plaisir de retrouver par ci par là des images célèbres ou entendre par le dialogue citer des cinéastes ou des acteurs légendaires, le reste du temps c’est plutôt l’ennui qui nous gagne! Ce patchwork brouillon sans unité ni réelle cohérence ne semble pas savoir où il veut aller, handicapé par une mise en scène beaucoup moins fantaisiste qu’attendue. Varda souhaite embrasser un siècle de cinéma mais se contente d’assembler maladroitement des bouts de ficelle qui forment un film… raté!

C’est le truculent Michel Piccoli qui tient le rôle de Simon Cinéma, cloitré dans son château comme Norma Desmond dans Sunset Boulevard, avec ses murs tapissés d’affiches et de photos de stars, la mémoire défaillante et ressemble finalement plus à un clown triste qu’à un magicien illusionniste. Par ailleurs, une distribution prestigieuse est au programme, beaucoup pour quelques répliques seulement (Fanny Ardant, Sabine Azéma, Sandrine Bonnaire, Emmanuel Salinger, Jane Birkin, Hanna Schygulla, Anouk Aimée) et du lourd (Mastroianni, Delon, Depardieu, Belmondo) sans oublier Deneuve et De Niro sur un bateau, Julie Gayet en jolie cinéphile espiègle ou encore Romane Bohringer incarnant la Mort. Malheureusement, au lieu de sentir la fête, le champagne et les cotillons, le film a plutôt des airs de mausolée funèbre dans lequel Varda s’égare. Même les meilleurs peuvent se tromper!

ANNEE DE PRODUCTION 1994.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Agnès Varda se perd dans cet hommage maladroit au 7e Art, pavé de bonnes intentions mais bien faible à l'arrivée. Un défilé de stars pour des clopinettes!

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Latest articles

Agnès Varda se perd dans cet hommage maladroit au 7e Art, pavé de bonnes intentions mais bien faible à l'arrivée. Un défilé de stars pour des clopinettes! LES CENT ET UNE NUITS