IVANHOE

Parti combattre en Terre Sainte, le roi d’Angleterre, Richard Cœur de Lion, disparaît mystérieusement. Son fidèle chevalier, Ivanhoé, part alors à sa recherche et retrouve sa trace en Autriche où le souverain est retenu captif par le redoutable duc Léopold. Aidé par son allié, Robin des Bois, le courageux cavalier va tout mettre en œuvre pour libérer son roi.

D’après le roman de Walter Scott, épique mais assez vieillot, voici son adaptation au cinéma par la firme MGM (qui met le paquet niveau budget et reconstitution) afin de présenter un spectacle à la fois divertissant et rondement mené autour du preux chevalier saxon dévoué à la cause du roi Richard. Ivanhoé se classe sans mal parmi les plus belles réussites du genre d’aventures à la sauce hollywoodienne avec des combats à l’épée, des poursuites à cheval, une magnifique séquence d’attaque du château de Torquilstone et du tournoi d’Ashby. Les scènes d’actions se marient idéalement avec l’autre versant crucial de l’intrigue, à savoir le conflit amoureux que doit mener le héros entre deux femmes très différentes: Rowena, la saxonne promise à son coeur et Rebecca, la belle jeune juive accusée de sorcellerie. Laquelle finira par gagner ses faveurs? Hormis une musique un peu sirupeuse utilisée à l’excès, le film profite également du savoir faire de Richard Thorpe dans sa partie, déjà réalisateur d’une liste très longue de longs métrages depuis le cinéma muet et qui sera le maitre d’oeuvre des deux autres films de chevalerie fameux: Le Prisonnier de Zenda et Les Chevaliers de la Table Ronde. La lutte contre toute forme d’injustice et l’importance de l’honneur s’ajoutent au propos pour enrichir plus encore un ensemble sublimé par le Technicolor.

Enfin, l’aspect jouissif d’Ivanhoé provient aussi de son casting d’envergure. En preux chevalier courageux et amoureux, Robert Taylor sait parfaitement poser ses pions et jouer de son charisme tranquille. Entouré par deux reines du cinéma américain: Joan Fontaine, après ses prestations chez Hitchcock, Ophuls, Ray, incarne ici la saxonne éprise de son homme et tentant de gérer sa jalousie de femme face à la sublime Elisabeth Taylor, un an après Une Place au soleil, irradiant littéralement l’écran de ses yeux violets inoubliables. Malgré le côté un brin « daté » des films de cape et d’épée, Ivanhoé réveille les mythologies de notre enfance grâce à un rythme soutenu et un goût pour les récits pittoresques, au nez et à la barbe de la vraisemblance historique.

ANNEE DE PRODUCTION 1952.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Epique et très divertissant, cette bande d'aventures hollywoodienne remplit son contrat par la virtuosité de Richard Thorpe, la présence de Robert Taylor et les yeux d'Elisabeth Taylor.

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