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VISAGE DE FEMME

Grièvement brûlée au visage durant son enfance, Anna Holm est une jeune femme amère, qui se livre avec ses complices à divers chantages. Jusqu’au jour où l’une de ses victimes lui offre pour paiement une opération de chirurgie esthétique…

Honnête artisan du cinéma suédois d’avant guerre, Gustaf Molander mélange à la fois le drame psychologique et le thriller avec ce Visage de Femme comptant parmi ses oeuvres les plus recommandables. Portrait féminin cruel puisque l’héroïne est défigurée par une terrible brulure, le scénario la décrit comme froide, aigrie, calculatrice et nourrissant une haine envers tout et tous. Au fil du récit, les événements vont la faire évoluer vers plus de douceur et de résilience. Molander tente de soulever des questions morales comme la rédemption, le rachat des fautes commises dans le passé, le changement de personnalité peut il se faire de façon si radicale dans l’âme humaine? Visage de Femme réussit mieux à traiter de ces sujets qu’à installer une véritable angoisse sur le plan du suspense (les chantages et les méfaits perpétrés par Anna n’étant pas si menaçants), et au fond le réalisateur penche nettement pour l’étude psychologique. Sans toutefois faire dans la nuance…. ce qui advient dans la narration ne réserve pas de grosses surprises.

Si le film a ressurgit ces dernières années, il faut l’imputer à la présence dans le rôle central d’Ingrid Bergman, démarrant depuis peu sa carrière, dotée déjà d’un jeu remarquable, d’une capacité à passer d’une émotion à l’autre avec facilité. En prime, elle a l’audace de se montrer enlaidie dans la première demie heure grâce à un maquillage relativement bien élaboré. Rien à noter de spécial du côté de ses partenaires, ni bons ni mauvais, juste sans saveur. Le film fit connaitre Ingrid en Amérique après le succès d’Intermezzo et elle fut ensuite embauchée pour un contrat à Hollywood. Visage de Femme fit l’objet d’un remake avec Joan Crawford qui prenait encore plus de plaisir à injecter du sadisme dans ce personnage « monstrueux » dans les deux sens du terme.

ANNEE DE PRODUCTION 1938.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un scénario assez schématique et une réalisation correcte. Le gros plus de ce drame psychologique c'est Ingrid Bergman avant son sacre hollywoodien, dotée d'une superbe rigueur de jeu.

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