Après des mois de vie commune avec Jackson, Helen est ravie de découvrir la propriété où il a grandi et de faire la connaissance de sa mère, Martha. Privée de famille, elle trouve enfin la chaleur d’un foyer. Sa grossesse inopinée précipite les événements et elle épouse Jackson au grand bonheur de Martha. Ils décident de s’installer dans la propriété et de relancer l’élevage de chevaux qui fit jadis la prospérité de la famille. Pourtant, peu a peu, Helen voit le comportement de Jackson changer, et Martha éveille de plus en plus ses soupçons.
Famille je vous hais! pourrait être le crédo ou le sous titre idéal de ce thriller mettant en scène une jeune new yorkaise découvrant les joies et le bonheur d’un amour partagé avec un bellâtre… avant de faire la connaissance avec sa belle mère, une femme au double visage passablement psychotique. C’est le pitch de ce Venin dans les Veines, un scénario assez attractif car il sait instaurer un malaise au sein de la cellule familiale, censée habituellement être un lieu paisible et rassurant. En charge de la réalisation, un certain Jonathan Darby qui ne s’était préalablement illustré que sur des téléfilms médiocres et qui n’a visiblement pas les épaules pour assurer la bonne tenue du suspense que cette intrigue demandait. Ainsi, les séquences s’enchainent de manière très chaotique, peu aidées par un montage calamiteux et un filmage ordinaire, en tout cas sans relief. La tension qui monte crescendo entre les deux femmes manque clairement d’adrénaline et il faut attendre le dernier tiers pour obtenir enfin quelques sensations fortes, à défaut de vrais frissons. On sent d’emblée que cette méchante belle mère, manipulatrice, jalouse et toxique, va être le moteur central de l’action, par la faute d’enjeux franchement palpitants, le film vire à la dramatique TV certes pas nulle, mais d’une fadeur rédhibitoire.
Reste malgré tout le duel d’actrices proposé: entre Jessica Lange et Gwyneth Paltrow, les sourires de façade et la fausse complicité du début tourne à l’affrontement physique et verbal, et chacune essaye de tirer la couverture à soi. Match gagné par Lange, furieuse harpie prête à tout pour mener sa famille à la baguette et avoir le contrôle total d’un fils absolument idiot qui ne se rend compte de rien! Gwyneth, mignonette comme tout, subit tant et plus jusqu’au final convenu et sans surprises. En bref, ce venin supposé mortel ne nous laisse qu’un sentiment mitigé et peu probant.
ANNEE DE PRODUCTION 1998.



