Bear, un jeune introverti met la main sur un objet magique capable d’exaucer n’importe quel souhait. Son crush de toujours, Nikki, tombe alors raide dingue de lui… jusqu’à l’obsession la plus totale. Faites attention à ce que vous souhaitez !
Après avoir écumé quelques festivals, notamment celui de Toronto, le tout jeune réalisateur débutant Curry Baker présente ce premier long métrage placé sous le signe de l’horreur psychologique. En imaginant ce que pourrait subir un jeune homme dont le souhait le plus cher se réaliserait bien au delà de ses espérances…dans le sens le plus négatif et extrême qui soit! Une idée de base séduisante pour matière d’un script plongeant directement dans le vif de son sujet et nourrissant l’ambition de faire flipper. Là où Curry Baker se distingue d’autres films de genre, c’est dans son désir de proposer une sorte de métaphore des relations de couple toxiques et de l’emprise qui en découle. De ce point de vue, Obsession décortique les mécanismes de la dépendance, de l’hystérie, de la « folie » amoureuse avec une certaine efficacité. Mais il ne doit surtout pas oublier de satisfaire le public adolescent friand de « jump scares » et il cède alors à des outrances dommageables. Ainsi, son pitch de départ finit par tomber dans la répétition, les effets un peu faciles et la double personnalité de son héroïne -possédée- ressemble beaucoup à des séquences de Smile, autre film d’horreur récent assez réussi au demeurant. Il faut tout de même reconnaître que Baker parvient à installer un malaise palpable, même si le déroulé du scénario suit finalement un schéma relativement programmatique.
Si l’acteur principal, Michael Johnston, subit presque sans réactions la violence du sentiment excessif qu’il inspire et que son jeu ne varie pas d’un iota du début à la fin, sa partenaire Inde Navarette impressionne positivement, brisant l’image figée de la petite amie toute mignonne. Elle suscite quelques sueurs froides en changeant de comportement en une fraction de seconde. Alors Obsession renouveau du cinéma d’horreur ou pétard mouillé?.N’exagérons rien ! Ni l’un ni l’autre. Le résultat final est juste moyen, même si on peut surveiller ce que Curry Baker livrera dans son second film.
ANNEE DE PRODUCTION 2026.



