Buzz, Woody, Jessie et Pile Poil voient leur travail remis en question lorsqu’ils découvrent que ce qui obsède les enfants d’aujourd’hui s’appelle…. l »électronique!
Depuis trente ans cette année, le studio Pixar nous gratifie des aventures d’une bande de jouets aussi irrésistibles que sympathiques et Toy Story est devenu un des films d’animation les plus incontournables de la création. Après un quatrième épisode plutôt redondant et peu inspiré, les voici de retour avec un cinquième opus beaucoup plus réjouissant! Cette fois, les créateurs laissent un peu de côté les deux héros masculins le robot Buzz l’Eclair et Woody le gentil cow boy pour donner le premier rôle à Jessie et ainsi opter pour un point de vue féminin bienvenu. Et très bonne nouvelle: le script réserve de jolies surprises. La première étant que le film traite d’un thème ô combien moderne: l’envahissement des écrans dans la vie des plus jeunes enfants, les détournant du coup de leurs bons vieux traditionnels jouets remisés au placard et les isolant du monde réel. La seconde revient à des dialogues très drôles, piquants, dû à une écriture inspirée. Enfin, le troisième point positif c’est le rythme, soutenu et ne perdant que rarement le spectateur, ce qui est devenu rare dans les films d’animation d’aujourd’hui parfois répétitifs et ennuyeux. On prend un vrai plaisir à retrouver la bande originelle, « augmentée » de trois autres personnages rigolos dont un porte rouleau PQ aux répliques joyeusement scatologiques.
Trouvant donc un nouveau souffle à sa franchise, Toy Story n’oublie pas pour autant de soigner son animation et d’ailleurs, Pixar renoue avec la magie de ses débuts afin de séduire les nouvelles générations, sans perdre au passage ses fidèles. Du côté des voix françaises, l’ajout de Jonathan Cohen, Jean Pascal Zadi ou Laura Felpin n’est en rien pour nous déplaire. Toujours portés sur la nostalgie, les thèmes soulevés par les auteurs, Andrew Stanton et McKenna Harris peuvent de cette manière assurer encore un intérêt certain à cette saga, sans délaisser à la fois les fondamentaux et les formules qui ont déjà fait leurs preuves. Très bonne pioche!
ANNEE DE PRODUCTION 2026.



