Déguisé en clown, Grimm dévalise la banque de Montréal. Il prend 32 otages, dont parmi eux deux sont en fait des complices. Le casse réussit, mais Larsky, un rival, ainsi qu’un inspecteur de police pugnace, Labrosse, vont venir chambouler l’entreprise.
Après les succès public du Grand Pardon et du Coup de Sirocco , le réalisateur Alexandre Arcady a eu le coup de coeur pour un roman policier sorti quelques temps plus tôt, Quick Change de Jay Cronley. Et s’octroie la collaboration de Francis Veber et de Daniel Saint Hamont pour en tirer une adaptation ciné. En mettant l’accent sur la comédie davantage que sur l’aspect policier. Car bien sûr, ce braqueur de banques déguisé en clown, ce Robin des Bois malicieux se distingue par sa non violence et son côté extrêmement sympathique. Toute la première partie du film roule sur des rails harmonieux (gags rigolos, rythme soutenu) et ce hold up nous invite à un divertissement relativement agréable. Tourné à Montréal, avec la saveur d’un esprit à la fois américain et français, le script commence à prendre l’eau dès que les personnages principaux quittent la banque pour fuir avec leur butin, au nez d’une police impuissante. Arcady se contente alors du minimum syndical niveau réalisation et ne propose que des séquences déjà vues ailleurs, des cascades et poursuites en voitures plutôt médiocres (sous le contrôle de Rémy Julienne), bref une seconde partie beaucoup plus banale. Reste que le film a été monté pour son acteur vedette (et pas des moindres) puisqu’il s’agit de Jean Paul Belmondo, la cinquantaine assez fringante, mais condamné à répéter des actions qu’il a déjà joué des dizaines de fois dans Flic ou Voyou, Le Guignolo, Le Marginal, etc…
La décontraction de Bébel fait encore illusion grimé en clown, il prend un plaisir évident à composer un personnage rigolard et prêt à toutes les aventures. Ses partenaires, bien lotis, comme Guy Marchand en pote complice ou Jean Pierre Marielle en inspecteur de police berné jusqu’au bout, possèdent assez de talent pour ne pas prendre ombrage de la grande popularité de leur co-star. Petite mention spéciale à Jacques Villeret désopilant (et désopoilant!) campant un chauffeur de taxi croisant la route des malfaiteurs. L’unique bémol du casting vient du choix de Kim Catrall (charmante actrice canado américaine qui sera surtout saluée dans la série Sex and the City) et qui joue ici les utilités, sans rien à défendre de solide. Hold Up marque plus ou moins la fin de règne de Belmondo dans le registre comédie potache, avant ses belles prestations (plus complexes) dans Itinéraire d’un enfant gâté et sur les planches dans Cyrano.
ANNEE DE PRODUCTION 1985.



