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VIVALDI ET MOI

Venise 1716. l’Ospedale della Pietà  recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Dissimulées au public, souvent masquées ou derrière une grille, l’orchestre de jeunes filles se produit pour les riches mécènes de l’institution. Cécilia, 20 ans, y excelle en tant que violoniste. Jusqu’au jour où l’arrivée d’un nouveau prêtre compositeur du nom de Vivaldi va bouleverser les choses….

Jusqu’ici metteur en scène de théâtre et d’opéras célébres (La Tosca, Don Quichotte), l’italien Damiano Micheletto se lance dans la réalisation de son premier long métrage de cinéma. Situant son récit dans le Venise ultra catholique du XVIIIe siècle, Vivaldi et moi ne veut en aucune manière proposer un biopic du compositeur des 4 Saisons, mais bien un récit fictionnel autour de l’enseignement qu’il dispensa dans un orphelinat de jeunes filles, s’attachant là à la jeune Cécilia, à ses yeux et ses oreilles plus douée que les autres. Sauf que contrairement à ce que le titre laisse entendre, le scénario, bien médiocre, ne fait que survoler cette relation très particulière entre l’élève et le maître. Du côté de la mise en scène, le soin apporté aux images et la reconstitution d’époque séduisent l’oeil, sans toutefois se départir d’une certaine « joliesse » un peu trop décorative. Micheletto a peut être voulu éviter un drame trop prononcé et sa tendance à traiter en mode mineur cette histoire enlève hélas beaucoup d’émotions au final. En prime, la volonté de trouver une résonnance avec notre époque actuelle (surtout dans la conclusion franchement orientée sur l’émancipation féminine) est très maladroite et anachronique.

Michèle Riondino incarne Vivaldi avec relativement de subtilité face à une actrice inconnue du nom de Tecla Insolia, au visage mutin’, les traits gracieux rappelant vaguement une Monica Bellucci dans sa vingtaine. La participation de Stefano Accorsi, vu dans La Chambre du fils et Une romance italienne n’a rien de transcendant. On peut aussi reprocher au film d’être replié sur lui même en restant quasiment tout le temps cantonné au huis clos des murs de l’orphelinat (hormis deux mini scènes sur la lagune en gondole), accentuant un sentiment d’étouffement que même la belle musique de Vivaldi (que l’on entend finalement assez peu) ne vient pas nous sortir de la torpeur. Le fait que ce soit un premier travail de cinéaste débutant doit néanmoins nous inciter à l’indulgence.

ANNEE DE PRODUCTION 2026. .

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Premier film de Damiano Micheletto (spécialiste des opéras) : réalisation correctement menée, de belles images mais un script médiocre qui ne traite pas son sujet ou mal. Distribution en demi teintes aussi.

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