JIM QUEEN

Jim, icône sexy de la scène gay parisienne, voit sa vie basculer lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus qui transforme les hommes gays… en hétérosexuels ! Il voit alors tout le monde lui tourner le dos à l’exception de son dernier follower (et premier admirateur), Lucien, un jeune homme qui peine à s’assumer. Ensemble, ils partiront en quête d’un mystérieux remède capable de guérir Jim et d’empêcher l’extinction de l’homosexualité…

Les auteurs de cette « bombe » atomique d’animation, Marco Nguyen et Nicolas Athané, ont eu la primeur d’une séance de minuit au dernier festival de Cannes. Il faut dire que Jim Queen  est une véritable orgie décomplexée de drôlerie, de références, de caricatures assumées autour du monde gay et de la communauté LGBTQ. Avec son pitch délirant (une étrange maladie appelée l’hétérose éradique l’homosexualité), le film s’autorise toutes les outrances, joue avec tous les clichés en les détournant et son ton hilarant passe par des dialogues à la fois gonflés, trash et désopilants. Jim Queen se moque du culte des corps parfaits, de la gonflette et des abdos  à gogo, mais tout le monde en prend pour son grade ( les twinks, les filles à PD, les drags Queens, les bears ou bien encore les sniffeurs de skets puantes). On se régale avec un esprit très John Waters (quand il était encore sacrément osé) et des références ciné comme Misery, Akira, Sixième Sens ou des personnages directement inspirés par Christine Boutin ou Le Professeur Raoult. Pas mal de séquences parlant ouvertement de sexe et de ses plaisirs soit disant « déviants » (on y évoque  tout de même la sodomie, le SM, l’urophilie et le chemsex) ont sûrement justifié l’interdiction aux moins de 12 ans.

Au delà de son script décalé et complètement fou, Jim Queen , produit par le studio français Bobbypills revendique haut et fort une liberté de chaque instant, dénonce l’intolérance envers toutes les différences (y compris entre les gays eux mêmes) et brandit fièrement un drapeau politique contre toute forme de discrimination. Un véritable antidote contre la morosité et surtout contre l’hétérose et tous ces symptômes ( mono space, hystérie footballistique, idées conservatrices). Foncez y plutôt deux fois qu’une…avec ou sans problèmes de prostate !

ANNEE DE PRODUCTION 2026.

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
animation

CONCLUSION

Un condensé d'humour trash et un franc parler inédit pour un film d'animation gonflé et super drôle, et pas seulement destiné au public gay.

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