CREEPSHOW 2

Plusieurs histoires horrifiques écrites par des maîtres du genre : une nappe gluante à la surface d’un lac engloutit de jeunes innocents; une femme adultère est poursuivie par un auto-stoppeur écrasé; une statue de bois devient possédée et commet des crimes atroces…

Cinq ans après le premier volet de Creepshow, film à sketches horrifiques ayant connu un assez bon accueil, une suite est mise en chantier et confiée au chef opérateur de Romero, Michael Gornick, novice derrière une caméra. Et c’est d’ailleurs là que le bât blesse, car cette fois ci la réalisation se révèle inférieure à l’originale avec moins d’idées marquantes, une esthétique plus télévisuelle et un ensemble globalement décevant. En prime, le nombre de sketches se voit réduit à seulement 3 segments et la pauvreté du premier racontant la vengeance d’une vieille statue dans un bouge indien manque cruellement de substance. Les choses s’arrangent un peu avec la seconde histoire, tirée d’une nouvelle de Stephen King, sur une inquiétante nappe flottant dans un lac investi par un groupe d’ados téméraires, puis le dernier segment est un réjouissant jeu de massacre entre une conductrice nerveuse et un auto stoppeur un peu… collant! Pas mal d’humour noir, une dose de suspense viennent remplacer les frissons du Creepshow originel et l’on peut déplorer un graphisme assez cheap pour illustrer les vignettes BD.

Côté casting, quelques noms connus comme George Kennedy, Lois Chiles, Tom Savini et une ancienne star de l’âge d’or hollywoodien, l’actrice Dorothy Lamour. Stephen King fait une apparition surprise en forme de clin d’oeil malicieux. Usant d’une ironie macabre, cette suite tardive souffre hélas d’une médiocrité visible à tous points de vue, faute à une vraie vision de réalisateur (on peut regretter l’absence de Romero) et un aspect expéditif dans le déroulé global. Seuls les fans d’épouvante y trouveront plus ou moins leur compte.

ANNEE DE PRODUCTION 1987.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Deuxième volet de Creepshow: plus mou, moins horrifique et surtout clairement peu inspiré niveau mise en scène. A voir surtout pour son dernier segment.

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