AccueilCritiquesComédieCOIFFEUR POUR DAMES

COIFFEUR POUR DAMES

Un tondeur de moutons décide de venir tenter sa chance dans la capitale afin de devenir un grand coiffeur pour dames. Le succès est très vite au rendez-vous mais la gloire l’empêche de garder les pieds sur terre… Cependant, il se rend vite compte que tout cela est très superficiel et décide de revoir ses priorités.

La pièce de théâtre de Paul Armont et Marcel Gerbidon fut une première fois portée à l’écran en 1932 par l’oublié René Guissart avant de faire l’objet de ce remake par Jean Boyer, autre réalisateur des années 30 et 40 surtout connu pour ses pochades avec Michel Simon et Arletty (La Chaleur du sein, Circonstances atténuantes). Coiffeur pour dames, comédie débridée (mais pas assez), satire de l’arrivisme, fable sur l’ambition et ses conséquences? Un peu tout cela à la fois! Par l’entremise d’un script finalement maigrichon, Boyer tente de mettre en valeur quelques dialogues amusants et certaines répliques piquantes, mais peine clairement à se démarquer avec une mise en scène plate comme une limande! L’aspect très vaudevillesque de l’ensemble avec amant dans le placard (ou sur le balcon!) paraitra terriblement daté et démodé de nos jours et l’unique axe intéressant du scénario (à savoir le fait que ce modeste tondeur de moutons devenu coiffeur des quartiers chic parisiens plonge la tête la première dans la vanité) se voit relégué au second plan. Boyer se moque certes ouvertement des bourgeoises huppées du 16e, des escapades adultères de ces dames « bien sous tous rapports » et donne le beau rôle au facétieux Fernandel pour qui cette pochade est faite sur mesure.

Car oui, Fernandel porte sur ses épaules tout le poids (heureusement ca ne pèse pas lourd) de cette insignifiante comédie dans laquelle il peut à loisir faire son numéro d’acteur favori: le séducteur méridional emporté devant le tourbillon du snobisme parisien. Il s’amuse clairement avec des bons mots parfois grivois et remplit pour sa part le contrat. On se souvient beaucoup moins de ses partenaires féminines, Blanchette Brunoy incarnant son épouse ou Renée Devillers. Inutile de couper les cheveux en quatre et avouons que le film a pris un méchant coup de vieux et ne parvient qu’à nous décrocher quelques rares sourires.

ANNEE DE PRODUCTION 1952.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Ultra datée et pas véritablement assez drôle, cette comédie signée Jean Boyer n'a qu'un seul but: offrir à Fernandel un rôle pile poil fait pour lui. Pour le reste, ca ne défrise rien du tout!

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