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LA GUERRE DES POLICES

Les commissaires Ballestrat et Fush, respectivement chef de la Brigade territoriale et de la Brigade antigang, traquent Sarlat, l’ennemi public numéro 1. Au lieu de conjuguer les efforts, les deux hommes entrent en concurrence, chacun cherchant à prouver la supériorité de son équipe.

Durant la décennie 70, les polars à la française étaient squattés par les deux spécialistes du genre, Alain Delon et Jean Paul Belmondo avec des chiffres au box office reflétant bien l’ampleur de leur popularité. Mais un petit nouveau, Robin Davis, associé à l’écrivain de thrillers Jean Patrick Manchette, entend casser les codes du polar traditionnel et propose une virée au coeur du système policier avec le rôle des indics, la pression des commissaires, la tension surtout entre deux types de flics ne pratiquant pas les mêmes méthodes pour arrêter un suspect. La Guerre des Polices donne le ton de ce que sera le genre policier des années 80 avec des films comme L’Indic, La Crime, L’arbalète ou encore La Balance également réalisé par Davis. Dysfonctionnements entre la hiérarchie, les syndicats et les policiers de terrain: un thème qui habite totalement le script augmenté de la traque d’un dangereux ennemi public. Davis montre la rivalité de deux hommes qui se détestent cordialement alors qu’ils font le même métier, tacle les enjeux politiques dictant la conduite des enquêtes et aboutissant à des résultats ahurissants. Plutôt du bon boulot au niveau des dialogues (assez vulgaires et orduriers, c’était la « mode » d’alors) et la réalisation alerte de Davis installe le film sur de bons rails sans trop faiblir.

Une belle affiche composée de Claude Brasseur et Claude Rich en flics rivaux, accompagnés pour la touche « charme » de Marlène Jobert, craquante en policière tenace et particulièrement marquante dans l’épilogue, où elle défie dans le plus simple appareil deux types qui la menacent d’une arme. Pour les autres, citons François Périer, Jean François Stévenin, Jean Pierre Kalfon, bref des seconds « couteaux » hyper solides du cinéma français. Bon point aussi pour la musique conduite par Jean Marie Sénia, pensée comme un score des films noirs des années 50. Le film n’a pas trop subi les outrages du temps et a permis à Brasseur de décrocher un César du meilleur acteur un peu immérité, surtout quand on pense qu’en face, il y avait le phénoménal Dewaere pour Série Noire, largement plus remarquable. Du polar à reconsidérer en tout cas.

ANNEE DE PRODUCTION 1979.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Pas si mal ce second film de Robin Davis (presque plus abouti que La Balance) avec un script signé Manchette. Du rythme et des acteurs qu'on aime; Brasseur et Rich, plus Marlène Jobert crédible en flic de choc.

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