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HISTOIRES DE LA NUIT

Nora, Thomas et leur fille Ida vivent dans une ferme isolée avec pour seule voisine, Cristina, une peintre italienne. Alors que tout le monde prépare une soirée d’anniversaire surprise pour Nora, trois hommes rôdent autour de la maison et s’invitent à la fête, faisant surgir des secrets bien gardés…

Remarquée avec deux premiers longs métrages assez prometteurs, Ava et dans une moindre mesure Les Cinq Diables, la jeune réalisatrice Léa Mysius, 37 ans à peine, s’est vu proposer la sélection officielle à Cannes en mai dernier avec son nouvel opus, Histoires de la Nuit, tiré du roman du même nom de Laurent Mauvignier. Pour résumer le pitch, disons qu’on est en présence d’un cadre champêtre isolé, d’une famille en apparence heureuse, de leur voisine artiste peintre solitaire et le grain de sable va venir de l’irruption dans ce décor faussement calme de trois timbrés sortis de taule, avides de vengeance et de sang. Finalement, l’ambiance oppressante du huis clos ressemble à bien d’autres films du même genre, avec un net penchant pour Funny Games et sa prise d’otages sauvage et flippante. Léa Mysius prend d’ailleurs garde à conserver la violence longtemps enfouie et pendant plus d’une bonne heure, rien de véritablement effrayant ne survient. Comme si elle ménageait ses effets… On peut malheureusement constater que niveau mise en scène, elle est à des coudées franches d’Haneke et de son style tranchant et malaisant. Bien sûr, quelques moments de tension subsistent et instaurent un certain suspense, néanmoins toute la résolution finale a peu de surprises à offrir. L’autre souci majeur réside dans le traitement des personnages: soit ils sombrent dans la caricature (les méchants tueurs aux regards malsains, les victimes apeurées), soit ils manquent de substance (Nora, par qui le drame arrive, demeurera opaque tout du long sans évoluer vraiment).

Léa Mysius réunit en revanche un casting plutôt de bonne tenue, ce qui rattrape en partie les faiblesses énoncées plus haut. Hafsia Herzi campe l’héroïne secrète, au passé trouble, et elle s’y entend pour y mettre les nuances voulues, Benoit Magimel incarne le sale type sans l’enrober d’une dose suffisante de subtilité, Bastien Bouillon (dans son 4e film cette année!!) endosse le rôle du mari dépassé par les événements. Enfin, et c’est sûrement elle qui tire le mieux son épingle du jeu, Monica Bellucci écope du rôle secondaire le plus convaincant, elle parvient à lui apporter une vraie épaisseur et un vécu. Une fois terminées, ces Histoires de la Nuit  laissent une impression un peu vaine, en tout cas rien de transcendant à retenir.

ANNEE DE PRODUCTION 2026.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un thriller campagnard pas franchement original, malgré une tension à peu près correcte. Léa Mysius n'est pas Haneke. De tout le casting, Monica Bellucci se distingue nettement.

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