HELLO DOLLY

New York 1890. Veuve de l’amour de sa vie, Dolly Gallagher Levi, marieuse de son état, estime avoir assez pleuré et souhaite rentrer dans le monde mais surtout épouser en secondes noces Horace Vandegelder, épicier prospère et terriblement bourru. Lui aussi aspire à convoler mais ne songe pas à Dolly dont il a justement engagé les talents professionnels. Intrigante et roublarde, Dolly ruine une à une les candidatures qu’elle avait préalablement soumises à Horace. Tout pour rafler la timbale quitte à faire au passage le bonheur des commis épiciers, Cornélius et Barnabé ainsi que celui d’Ermengarde, la nièce d’Horace.

Michael Stewart et Jerry Herman avaient enflammé Broadway avec ce musical en 1964 et malgré une baisse d’intérêt du public pour la grande comédie musicale, le studio de la Fox en récupéra les droits pour l’adaptation au cinéma. La super bonne idée du projet fut de confier la réalisation du « gâteau » (et gros gâteau avec budget conséquent à la clef) à un des plus éminents spécialistes du genre musical, le chorégraphe, acteur et donc auteur Mr Gene Kelly! Avec lui, Hello Dolly! se pare bien évidemment de tout le faste hollywoodien et le « background » qu’il a assimilé dans sa carrière avec des titres comme Un Américain à Paris ou Chantons sous la pluie. C’est pourquoi concernant la stricte mise en images, il n’y a quasiment rien à reprocher: l’argent se voit sur l’écran, les travellings fabuleux se succèdent, les numéros chantés et dansés possèdent le clinquant attendu, les décors et les costumes du New York de la fin du 19e siècle trouvent une reconstitution d’ampleur et les couleurs (flashy!!) en mettent plein la vue! Du côté du scénario par contre, reconnaissons la minceur du propos (une marieuse « organise » finalement ses propres noces en épousant un bon parti), l’amour « guimauve » représenté comme dans un vulgaire roman photo, et l’inconsistance des dialogues qui ne sont là que pour « poireauter »  entre les moments musicaux.

Hello Dolly!  s’étire en prime sur une durée extravagante de 2H20 (pour ce qu’il a à dire, c’est énorme!). En tête de « gondole », la charismatique et très à la mode (du moment) Barbra Streisand, sacrée nouvelle star de la chanson pop américaine, trouve un écrin idéal pour mettre en valeur sa voix d’or, deux ans après le triomphe de Funny Girl. Son partenaire, Walter Matthau, curieusement choisi dans un registre incommode pour lui (chanter ne lui sied pas du tout!), n’en finit pas de cabotiner et ses relations excècrables avec Streisand sur le plateau transpirent largement à l’écran. Vendue comme la superproduction mastoc de la Fox pour clôturer la décennie 60, Hello Dolly! ne fera hélas pas renaitre de ses cendres l’âge d’or de la comédie musicale et essuya un sévère échec critique et public. Du coup, pour fans de Barbra avant tout!

ANNEE DE PRODUCTION 1969.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un gros pudding musical un peu indigeste et trop long. Mais on se console avec la réalisation fastueuse de Gene Kelly et la présence de Barbra Streisand en marieuse très apprêtée.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

Latest articles

Un gros pudding musical un peu indigeste et trop long. Mais on se console avec la réalisation fastueuse de Gene Kelly et la présence de Barbra Streisand en marieuse très apprêtée. HELLO DOLLY