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LES CLOCHES DE SAINTE MARIE

Le père O’Malley est nommé dirigeant d’une école religieuse. Ses points de vue sur l’éducation se heurtent à ceux de la mère supérieure, la douce soeur de la charité Mary Benedict. 

Champion du box office US d’avant guerre avec la comédie romantique Cette Sacrée Vérité puis avec le mélodrame Elle et Lui, Leo Mc Carey a offert avec un de ses plus illustres collègues, Franck Capra, un cinéma constamment « positif », à la limite de la naïveté et de l’angélisme qui trouvait un écho chez le public friand de « bons sentiments ». Ainsi, un an seulement après La Route semée d’étoiles qui lui valut une ribambelle d’Oscars, il entama sa suite directe intitulée Les Cloches de Sainte Marie, reprenant le même personnage central, le Père O’Malley, cette fois non plus dans l’enceinte d’une paroisse mais entre les murs d’une école religieuse où se déroule l’action. Certainement lui même très croyant, Mc Carey consacre son script au pouvoir de la foi et à ceux qui ne vouent pas un culte au Bon Dieu, le film leur paraitra infiniment mièvre et quelque peu démodé. Pour les autres, la parole évangélique, le don de soi, la force des prières résonnent dans chacune des séquences et plairont aisément aux catholiques les plus fervents. Mc Carey inclut des notes d’humour et de légèreté (la leçon de boxe dispensée par la bonne soeur, le chaton perturbant le discours d’intégration du prêtre) et inévitablement des dialogues plein de bienveillance et d’amour pour son prochain. Deux ou trois chansons viennent également émailler le tout et l’intrigue tourne surtout autour de la relation entre l’aumônier et la Soeur Bénédicte, d’une douceur et d’une humanité exemplaires (leurs accords et leurs désaccords étant à peu près les uniques enjeux du scénario). Niveau mise en scène, Mc Carey s’en tient au strict minimum, engoncé dans des décors de studio limités et par le souci constant de rester focus sur ses personnages.

Evidemment, après le triomphe du film précédent, Bing Crosby reprend son rôle de bon prêtre compréhensif au grand coeur (ne vous attendez pas à une prestation surprenante, Crosby garde à peu près tout le temps une identique expression faciale). Le vrai bonheur ajouté s’appelle Ingrid Bergman, lumineuse à souhait, parfaite en nonne magnifique, entre les deux Hitchcock Dr Edwardes et Les Enchainés, passant ainsi du thriller à la comédie sans la moindre difficulté. Les Cloches de Sainte Marie, spectacle familial par excellence, se laisse regarder sans déplaisir, malgré son ambition purement esthétique réduite à peau de chagrin et une sensiblerie assez pleurnicharde appuyée. Mais rien que pour Ingrid, on veut bien croire en Dieu au moins pour les deux heures de projection!

ANNEE DE PRODUCTION 1945.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Selon notre croyance en Dieu, cette oeuvre de Mc Carey paraitra soit infiniment chaleureuse et bienveillante soit niaise et larmoyante. En tout cas, cinématographiquement parlant, pas de quoi fouetter un chat! Le salut majeur réside dans la présence d'Ingrid Bergman, forcément sublime!

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Selon notre croyance en Dieu, cette oeuvre de Mc Carey paraitra soit infiniment chaleureuse et bienveillante soit niaise et larmoyante. En tout cas, cinématographiquement parlant, pas de quoi fouetter un chat! Le salut majeur réside dans la présence d'Ingrid Bergman, forcément sublime! LES CLOCHES DE SAINTE MARIE