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LA PROPHETIE DES OMBRES

Le 5 septembre, à Washington DC, avant de mourir, la femme du journaliste John Klein raconte à son mari avoir vu une silhouette étrange. Le 12 novembre, à Point Pleasant, en Virginie, ce dernier s’aperçoit, après enquête, que plusieurs personnes de cette petite ville ont été témoins de la même apparition… et que toutes sont décédées. « Créature étrange », « regard glaçant », « grandes ailes », ces indications semblent décrire un spectre diabolique que seules les personnes qui vont mourir aperçoivent. Le 28 novembre, à Denver, dans le Colorado, la silhouette apparaît et 99 personnes périssent. Le 10 décembre, à Point Pleasant, la silhouette de mauvaise augure se manifeste à nouveau…Annonce-t-elle une catastrophe ? La psychose commence.

Ce long-métrage est inspiré d’un événement réel qui s’est déroulé dans les années 60, à Point Pleasant (USA). L’histoire commence en novembre 1966, quatre jeunes gens se promènent la nuit, près de bâtiments militaires abandonnés, et les phares de leur voiture éclairent une créature horrible de deux mètres de haut, avec une fourrure sombre, deux grandes ailes repliées, se tenant debout sur deux grandes jambes musclées, ses grands yeux rouges globuleux les fixant comme pour les hypnotiser. Auteur du plutôt très bon Arlington Road, le réalisateur Mark Pellington s’emmêle les pinceaux en s’essayant à deux genres: la bande de science fiction façon 4ème Dimension du pauvre et au fantastique avec des effets horrifiques mal agencés et presque jamais effrayants. Entre histoire de fantômes et de prédictions malfaisantes, La Prophétie des Ombres joue ainsi sur plusieurs tableaux sans parvenir à installer un vrai climat angoissant. En prime, le scénario enchaine les rebondissements les plus rocambolesques qui finissent par ne plus avoir ni queue ni tête. Reprenant une légende urbaine autour de L' »Homme Papillon », un thème similaire sera abordé quasiment la même année avec l’excellent Jeepers Creepers de Victor Salva, autrement plus réussi et flippant.

Que vient faire Richard Gere dans cet emploi d’homme traumatisé par le décès de sa femme, cherchant un sens à sa vie et embarqué dans une intrigue qui le dépasse? Pas mauvais acteur au demeurant, il ne peut ici sauver les meubles d’un script particulièrement mal fichu. Sa partenaire, Laura Linney, avec qui il a déjà joué dans Peur Primale, campe une policière de comté évidemment troublée par son sex appeal irrésistible, tandis que Will Patton rentre dans la peau d’un homme paranoïaque, pourchassé par des visions démoniaques. Avec sa caution de soit disant fait réel, cette prophétie baignant dans le bizarre et le surnaturel ressemble au final à un pétard mouillé aussi vite vu, aussi vite oublié!

ANNEE DE PRODUCTION 2002.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Vraiment pas fameux ce pseudo film fantastique aux effets mal foutus et au script fumeux! Richard Gere et Laura Linney semblent eux mêmes s'ennuyer.

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