POLTERGEIST 2

Marquée par l’attaque des puissances les plus malfaisantes de l’au-delà, la famille Freeling s’installe à Phoenix, en Arizona, chez la mère de Diane. Un havre de paix, du moins au départ car, à l’issue d’un répit trop court, les forces surnaturelles se manifestent à nouveau, cette fois sous l’aspect du révérend Kane, un ancien pasteur qui en veut surtout à l’âme de la petite Carol-Anne. De plus en plus intrusif, celui-ci se heurte à la médium Tangina Barrons et à Taylor, un chaman amérindien, tous deux résolus à le renvoyer en enfer. Une défense cependant insuffisante face à sa détermination et à ses ruses…

Près de quatre ans après un premier volet aussi abouti que couronné de succès, Poltergeist connait une suite, cette fois sans Spielberg à la production et surtout sans Tobe Hooper derrière la caméra. Sur un canevas similaire (en beaucoup moins bien écrit), ce second chapitre voit la famille Freeling entrer dans une nouvelle demeure et être encore victime de phénomènes paranormaux dangereux visant leur petite fille Carol Anne, véritable star de Poltergeist 1. La réalisation de Brian Gibson, futur auteur de Tina, traine lourdement la patte et ne fait pas décoller un script paresseux, dont la phase d’exposition s’avère bien trop longuette et limite ennuyeuse. L’inclusion d’un personnage indien aux pouvoirs chamaniques n’apporte guère de sang neuf et limite sacrément les séquences spectaculaires qui faisaient la saveur de l’original. Subsiste deux ou trois passages pas trop mal foutus (notamment avec un appareil dentaire très problématique), l’apparition de squelettes hideux sortis des entrailles de la Terre et puis c’est à peu près tout! Le final vire au grotesque avec des effets visuels approximatifs et datés qui n’ont même pas le charme inhérent aux trucages artisanaux.

Le casting reste inchangé: Jobeth Williams incarne la mère protégeant sa famille avec les moyens du bord, Craig T. Nelson endosse le rôle du père encore plus dépassé par les événements que la première fois, et enfin Heather O’Rourke, jolie fillette blondinette rempile dans la peau de Carol Anne. A noter la présence quasi fantomatique de l’acteur poète et directeur de théâtre Julian Beck en révérend inquiétant au faciès creusé par la maladie (il mourra quelques jours seulement après la fin du tournage). Expliquant mollement l’acharnement des esprits frappeurs sur cette gentille famille américaine par une malédiction les poursuivant où qu’ils aillent, Poltergeist 2 rate le coche de la suite réellement justifiée et apparait surtout comme un film fantastique bien facultatif. Spielberg et Hooper ont finalement eu du flair….

ANNEE DE PRODUCTION 1986.

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un deuxième volet faible comme tout! Réalisation sans idées, scénario laborieux et pas de peur au rendez vous. Une suite inutile en somme.

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