ANIMALS

Brahim est un jeune homme secrètement gay. Il est aussi la joie de sa mère, qui espère qu’un jour il trouvera l’amour de sa vie. Il deviendra père et rendra toute sa famille fière. Lors de la fête d’anniversaire de sa mère, les tensions autour de sa sexualité non acceptée deviennent plus fortes. Brahim fuit la maison familiale et se rend au centre de Liège dans un bar gay où il a ses habitudes. A la sortie, une terrible rencontre va tout changer…

Acteur et réalisateur belge, Nabil Ben Yadir s’est fait remarquer avec deux longs métrages Les Barons et La Marche et pour ce nouveau projet fait appel, à la production, aux Frères Dardenne, dont la réputation de cinéastes phares du social n’est plus à démontrer. Animals puise son intrigue dans un horrible fait divers survenu en 2012 en Belgique: le meurtre homophobe perpétré sur Ihsane Jarfi, torturé et massacré en raison de son orientation sexuelle par quatre individus. Divisant son film en trois parties distinctes, Ben Yadir ne fait pas d’économies dans le réalisme le plus cru et la longue séquence centrale montrant l’agression effroyable du jeune homme est difficilement soutenable. Le cinéaste n’esthétise pas du tout la violence pourtant extrême, mais pointe du doigt la bestialité et le comportement immonde de ces types rongés par la haine. Immergeant le spectateur en temps réel dans l’horreur (un peu comme le fit Gaspar Noé dans la scène de viol d’Irréversible), Ben Yadir n’épargne pas nos sensibilités et opte pour une radicalité dérangeante, brutale et sèche.

Sujet plus que jamais d’actualité, l’homophobie tue encore, engendrée par une masculinité toxique, allant jusqu’à nier l’individu. Le film se veut être un témoignage de ces dérives meurtrières et un devoir de mémoire pour la jeune victime. L’acteur l’incarnant, Soufiane Chilah, révèle une vulnérabilité étonnante et son visage imprime durablement notre esprit bien après la projection. En interrogeant et en explorant la violence, Animals s’impose comme une oeuvre choc, très déplaisante mais ô combien nécessaire.

ANNEE DE PRODUCTION 2022.

 

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Sans concessions sur la représentation de la bestialité "humaine", Animals frappe en pleine gueule et réveille les consciences. Séquence centrale très rude.

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