AccueilCritiquesComédieCHARLIE ET LA CHOCOLATERIE

CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE

Issu d’une famille modeste, Charlie, jeune garçon, doit travailler pour aider les siens, économise chaque penny durement gagné. Friand de sucreries, il décide de participer à un concours organisé par l’intimidant Willy Wonka, à la tête de la chocolaterie de la ville. Celui ou celle qui trouvera l’un des cinq tickets d’or que Willy a dissimulé dans les barres de chocolat remportera l’équivalent d’une vie de sucreries!

L’univers décalé, fantastique et un peu fou de l’auteur Roald Dahl ne pouvait que donner à Tim Burton, sans doute le cinéaste le plus inventif de ces trente dernières années, l’idée d’adapter un de ses plus fameux contes: Charlie et la chocolaterie. Une occasion en or massif de traiter de ses thèmes récurrents (la famille, l’enfance, le merveilleux) et de s’éclater un maximum avec une débauche d’idées visuelles complètement déjantées. Ainsi, cinq enfants sont choisis pour faire la visite d’une fabrique de chocolat dirigé par un magnat un poil dérangé et sans doute un tantinet pédophile sadique et se retrouvent au coeur d’une aventure à la fois sucrée, savoureuse, drôle, surréaliste en diable. Burton se lâche comme s’il voulait nous entrainer dans un parc d’attractions avec caramels à gogo, fontaine de chocolat, crème fouettée à volonté, gags ludiques (les employés venus de Oumpa Lumpa, les écureuils triant les noisettes, l’ascenseur menant directement dans les nuages, etc…), se fend de quelques clins d’oeil très à propos convoquant le 2001 de Kubrick comme le Psychose d’Hitchcock, élaborant son scénario entre du Dickens (pour le côté enfance malheureuse du gamin pourtant enrichi d’une famille aimante) à du Monty Python pour l’absurde permanent des répliques de Wonka. La poésie n’empêche nullement le regard acide sur les enfants gâtés pourris par des parents fautifs (l’obésité de l’un, les caprices de l’autre, la méchanceté d’un troisième) et la fable ajoute des aspects moins « Disneyland » qu’on aurait pu le craindre.

Et puis en premier chef, il y a ce fameux Willy Wonka; un personnage totalement azimuté, mal remis d’un trauma d’enfance (appareil dentaire + père autoritaire), devenu un adulte bizarre, au look impossible (coupe au bol, lunettes psychédéliques, chapeau melon ridicule) jugeant de son piédestal les gamins généreusement invités à fouler le sol de son temple! C’est évidemment Johny Depp qui s’y colle avec un sens aigu de la transformation, dans un rôle pas très éloigné de celui qui fit sa gloire (Edward aux mains d’argent) : Burton lui laisse le champ libre et le film devient culte grâce à sa prestation légendaire. Le petit Freddie Sizemore, bouille adorable de gosse modeste et profondément gentil, tire le conte vers le « politiquement correct » et aboutit à une happy end un peu forcée. Pas très grave: entre temps, ce voyage au pays du sucre coloré et débordant d’humour aura enchanté à peu près tout le monde: les petits, les grands…. les diabétiques aussi évidemment!

ANNEE DE PRODUCTION 2005.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Burton s'éclate un max avec ce conte visuel, humoristique et bourré d'inventions. Johnny Depp incarne un Willy Wonka parfaitement déglingué. Pour toute la famille!

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