Lise et Antoine se marient et partent en voyages de noces en Grèce. Sur place, ils rencontrent Charles Hubert, archéologue, et sa jeune femme Agnès. Ils viennent de faire une découverte archéologique notable, mais la pièce -des fesses d’une statue antique- est très convoitée et bientôt volée. Par un fâcheux concours de circonstances, on accuse Lise et Antoine…
Deux ans après le formidable succès de Tendre Poulet, comédie populaire écrite par Michel Audiard, menée par Philippe De Broca et surtout portée par le duo choc Annie Girardot/Philippe Noiret, les producteurs tablèrent sur une suite aux aventures de Lise et Antoine, respectivement la femme flic et le professeur de grec, et imaginèrent de les propulser justement dans les décors naturels de la Grèce pour retrouver l’allant comique du premier épisode. Directement adapté d’une BD, On a Volé la Cuisse de Jupiter rentre tout de suite dans le vif du sujet et ne veut laisser aucun temps mort dans un scénario truffé de gags, de situations cocasses, de rigolades et de péripéties en tous genres. Cette fois, le tandem fait équipe avec un autre couple, plus jeune et tout aussi foufou, et s’embarquent ensemble à la poursuite de malfrats ayant dérobé une inestimable pièce de statue. De Broca tente surtout de renouer avec l’esprit de L’Homme de Rio, sauf que sa mise en scène sent assez rapidement le « réchauffé » et le manque d’idées neuves. Il parait cette fois confondre action et gesticulation, avec des personnages ultra stéréotypés s’agitant dans tous les sens… au point parfois de nous laisser sur le bord de la route! Finalement, même Audiard, d’habitude si grandiose dans ses dialogues, ne retrouve pas le « feu sacré » et pond des répliques à peine amusantes, en tout cas décevantes.
La joie de réunir de nouveau Annie Girardot , toujours aussi boute en train, et Philippe Noiret, décalé en prof fraichement marié et courant partout, ne peut à elle seule suffire à marquer des points. A leurs côtés, Francis Perrin, sorte de sous Pierre Richard, maladroit et lunaire, en fait des caisses et Catherine Alric, aux faux airs de Deneuve dans Le Sauvage, se démarque surtout par sa plastique agréable. L’adage selon lequel les suites atteignent rarement le niveau de leur premier volet se confirme hélas ici, même si ce voyage en Grèce n’a rien de mauvais en soi. C’est juste un peu poussif et passablement laborieux.
ANNEE DE PRODUCTION 1978.



