Au large de la côte californienne, Jay Gardiner part à la recherche de la dépouille de son père récemment disparu. Alors qu’il sonde les fonds marins, le jeune plongeur se retrouve soudainement avalé par un énorme cachalot.
Scénariste et réalisateur de séries sur différentes plateformes, Brian Dunfield adapte le roman de Daniel Kraus et l’inclut même dans l’élaboration du script pour le cinéma. Englouti imagine un pitch totalement fou dans lequel un jeune homme part en plongée sous marine dans l’espoir de retrouver le corps de son père disparu en mer, afin de faire son deuil. Mais un gros pépin va lui arriver: il est aspiré dans la gueule d’un cachalot qui était en train de boulotter un poulpe géant. Il n’a plus qu’une heure d’autonomie en oxygène pour survivre! Dans le genre cauchemar aquatique, on a rarement vu pire! Précisons tout de suite que sous ce film d’action taillé pour divertir, se niche une autre histoire plus intime: celle d’un fils en manque d’un père mort trop tôt et avec qui il n’avait pas réussi à communiquer. D’ailleurs, de fréquents flash backs (malheureusement trop larmoyants) ponctuent les séquences de terreur, renvoyant au thème du difficile travail de deuil. Ce n’est clairement pas l’aspect le plus convaincant du scénario. Par contre, les longs passages filmés dans les entrailles du cachalot produisent un effet claustrophobe réussi et l’estomac gélatineux de l’animal rappelle notamment Le Blob. Tout l’enjeu va être pour le jeune héros prisonnier du monstre de s’échapper de cette situation plus que délicate et là évidemment, on ne cherchera pas la crédibilité et on suivra ça avec distance. Englouti contient de belles prises de vues sous marines, un certain suspense et ne triche pas sur la « marchandise ».
Pas vraiment de têtes d’affiche au programme: le jeune Austin Abrams, récemment vu dans Evanouis et dans le reeboot de Résident Evil, campe la pauvre victime avalée et en passe d’être digérée, avec ses faux airs de Timothée Chalamet et son jeu un peu limité. Dans le rôle du père mort, pêcheur et amoureux fou de l’océan, Josh Brolin défend sa partie honorablement. Enfin, Elisabeth Shue, depuis longtemps disparue d’Hollywood après quelques films notables au début du millénaire (Leaving Las Vegas), écope de celui de la mère, pour un temps de présence ultra réduit. En définitive, cette série B sans éclat n’offre rien de fabuleux en soi, mais joue habilement sur notre peur de l’étouffement et on se laisse « engloutir » sans trop résister.
ANNEE DE PRODUCTION 2026



