Juin 1940. La France s’effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s’échappe vers Londres pour sauver ce qu’il reste d’un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n’a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n’est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l’ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés.
Après Les Trois Mousquetaires et Le Comte de Monte Cristo, la maison de production Pathé continue son exploration des grands sujets à porter à l’écran et a arrêté son choix sur l’ouvrage du britannique Julian Jackson intitulé De Gaulle une certaine vision de la France. L’idée étant de cerner au mieux la personnalité du Général de Gaulle, figure incontournable de notre patrimoine, et de rappeler son rôle crucial durant la Seconde Guerre mondiale. Le réalisateur du Chant du Loup, Antonin Baudry, se trouve derrière la caméra pour mener à bien cette fresque historique ambitieuse -dotée d’un budget très confortable- et ambitionne donc de percer à jour cet homme hors du commun à travers des faits avérés, dans sa relation conflictuelle avec Churchill, son patriotisme acharné, ses décisions radicales, son engagement en faveur de la Résistance et de la France Libre. Le film se scinde presque en deux avec tout d’abord la présentation du personnage au moment de son fameux appel du 18 Juin 1940 et sa certitude de pouvoir rallier les armées françaises postées en Afrique pour gonfler les rangs des soldats contre Hitler. Ensuite, on a plutôt à faire à un film d’action nerveux et des séquences de guerre bien reconstituées comme celles de Bir Hakeim. Baudry use d’un style « classique » certes, mais qui n’empêche nullement le faste et un goût pour l’épique.
Lambert Wilson avait totalement raté son incarnation du Général, tout simplement parce qu’il y avait erreur de casting, mais cette fois ci, Simon Abkarian, moins connu du grand public, habite totalement le rôle, avec sa droiture légendaire, sa diction, son sérieux et lui redonne vie avec une force tranquille très convaincante. Le reste de la distribution inclut des noms comme Benoit Magimel, Mathieu Kassovitz, Niels Schneider et la très belle Anamaria Vartolomei en jeune résistante émouvante. A noter la prestation inspirée de l’acteur anglais Simon Russel Beale en Churchill, que l’on peut applaudir sans hésiter. Avec cette épopée didactique, divertissante et prenante, le cinéma français assume son envie de faire aussi des blockbusters prestigieux. Présenté en dyptique, le premier voler de La Bataille De Gaulle tient fièrement ses promesses et se termine en donnant envie de découvrir sa suite.
ANNEE DE PRODUCTION 2026.



