Rita Cavallini est une chanteuse d’opéra dont est tombé amoureux un futur évêque ambitieux.
La Divine Greta Garbo s’est illustré dans bon nombre de grands rôles romantiques et marquants (Anna Christie, Le Roman de Marguerite Gauthier, La Reine Christine ou La Chair et le Diable), mais a également été l’interprète de films beaucoup moins réputés et reconnaissons le, oubliables. Romance fait clairement partie de cette catégorie là. Initié par Clarence Brown qui l’avait déjà dirigée à deux reprises dans le passé, ce mélodrame insipide fut tourné pile au moment où le parlant commençait vraiment à émerger et à reléguer l’art muet aux oubliettes. Est ce pour cette raison que le film regorge de dialogues très abondants et souvent stériles? Comme pour montrer que la technique est au point de ce côté là, que les mots peuvent enfin parvenir au public? Brown parait d’ailleurs focalisé sur les répliques de ses personnages qui déclament leur texte comme s’ils étaient sur une scène de théâtre avec une emphase excessive qui nous semble très datée aujourd’hui! L’histoire tient sur un confetti: un futur jeune évêque se prend de passion pour une belle cantatrice et n’a de cesse que de la séduire pour conquérir son coeur. Intrigue plus maigrichonne tu meurs! Brown connait indéniablement son métier, cependant il pose juste sa caméra et filme le tout sans se fouler outre mesure sur sa mise en scène. Heureusement que la durée très courte (à peine 1H15) nous évite de longs moments d’ennui et de langueur.
Au centre du film, Garbo donc: mise en valeur par un noir et blanc crayeux, vêtue de riches toilettes, l’actrice suédoise joue un de ses énièmes rôles d’amoureuse éperdue de sa voix rauque sans y mettre la fougue que l’on retrouvera dans les grands classiques cités plus haut. Comme si le script lui était aussi indifférent qu’à nous! Son partenaire, un certain Gavin Gordon, ne possède ni le charme ni l’allant du jeune premier romantique et roule des yeux sans provoquer la moindre émotion! Ce produit de la MGM si peu exaltant n’a laissé aucune empreinte durable dans les mémoires. On comprend aisément pourquoi!
ANNEE DE PRODUCTION 1930.



