THE FEAST

Dans une sinistre campagne galloise, une mystérieuse jeune femme se présente dans une belle demeure, habitée par une famille bourgeoise. Elle vient pour aider la maitresse de maison à préparer un repas prévu le soir même, pour des convives privilégiés. Non contente d’être quasi muette, elle se comporte de façon de plus en plus étrange…

Jusque là uniquement auteur d’épisodes de séries comme Doctor Who, Lee Haven Jones se lance dans la réalisation de son premier long métrage et choisit un film de genre: du fantastique toujours sur le fil et qui s’efforce à demeurer plausible, pour n’en être que plus dérangeant. Très intrigant dès son prologue, le film prend son temps, regorge de bonnes idées, scindées en six parties distinctes chaque fois annoncées par un sous titre évocateur. Il se paie également le luxe de proposer une esthétique choc, avec quelques plans frappants, au milieu de séquences apparemment plus « douces », soutenues par une BO magnifique. Du côté du récit, l’affaire semble moins maitrisée, du moins elle distille des infos au compte gouttes, mais la structure bizarroïde frise à plusieurs moments la confusion. De ce fait, l’adhésion totale ne parvient pas pleinement jusqu’à nous. Lee Haven Jones ne craint pas une sortie de route avec une ultime partie résolument plus sanglante que ne le laissait présager un démarrage lisse et champêtre.

Sans rien dévoiler de trop crucial, The Feast lorgne vers le genre « revenge movie », mais avec heureusement beaucoup plus de tenue qu’un vulgaire produit américain gore et sans intérêt. Une personnalité indéniable se dégage de ce premier opus, imparfait certes, mais néanmoins prometteur. On y parle en gallois, une langue singulière, renforçant du coup l’étrangeté et le dépaysement éprouvés. La jeune actrice de tête, Annes Elwy, presque une inconnue, n’a besoin d’aucun dialogue pour démontrer son talent et son visage mi triste mi inquiet capte joliment la caméra. Un festin qui ne vous restera donc pas sur l’estomac… à moins d’être déjà barbouillé!

ANNEE DE PRODUCTION 2021.

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Un premier film de genre imparfait mais plein de qualités aussi. Intrigant et assez dérangeant.

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