UN PYJAMA POUR DEUX

Jerry Webster, publicitaire féroce, use de toutes les ruses pour conserver sa clientèle, quitte à être malhonnête. Carol Templeton, sa rivale sur Madison Avenue, attire les siens, en jouant de son bagout et de ses charmes. Mais lorsque Webster lui vole un client sous le nez, Carol décide de se venger et de subtiliser dans le fichier de son concurrent les coordonnées de cet annonceur, pour le persuader de lui confier son budget. Elle n’est pas au bout de ses surprises…

La grande comédie américaine, autrement appelée la « screwball comedy » connut surtout ses heures de gloire dans les années 30 avec Lubitsch notamment, puis devint la comédie du « remariage » à la fin de la décennie 40 avec des réalisateurs comme Hawks. Enfin, l’autre versant de ce genre très apprécié du public allait exploser avec Billy Wilder entre autres (Some like it hot!) ou bien le moins côté Michael Gordon avec ses Confidences sur l’oreiller. Un autre réalisateur de divertissements populaires, Delbert Mann, reforme ici justement le duo Doris Day/Rock Hudson pour tenir le couple vedette de cette agréable comédie à l’eau de rose, vaguement satirique. Situé dans le milieu de la publicité new yorkaise, le film critique gentiment les ambitions opposées de deux directeurs de clientèle, de leurs techniques de travail et de leur rivalité (tout du moins au début!). Car n’oublions pas que nous sommes dans une intrigue plus sentimentale que sérieuse et qu’évidemment les deux héros vont autant se détester que finir par s’aimer! De ce point de vue, pas de surprises à l’horizon dans le script, mais le chemin pour parvenir jusque là donne l’occasion de séquences assez drôles, et même cocasses. Mann se contente de filmer son tandem, sans génie particulier, sa mise en scène n’est là que pour se focaliser sur le couple star.

Tout de même nominé pour l’Oscar du meilleur scénario, Un Pyjama pour deux s’inscrit donc vaillamment dans la lignée des comédies US alliant l’humour, la classe et bien sûr le romantisme. Il y en a ainsi pour tous les goûts! Doris Day, actrice sympathique aux emplois limités, est parfaite pour ce type de rôle de blonde acidulée que l’amour vient cueillir inopinément, tandis que son acolyte Rock Hudson, bellâtre idéalement hétérosexuel au cinéma, sait jouer autant de ses charmes que de son potentiel comique. Reconnaissons volontiers le caractère inoffensif de cet opus « vite » consommé, mais distrayant comme tout!

ANNEE DE PRODUCTION 1961.

 

 

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Scénario de comédie attendu, mise en scène moyenne, mais le duo Day/Hudson emporte la mise et on passe un bon moment, sans prétentions.

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