AccueilCritiquesPolicierIL FAUT VIVRE DANGEREUSEMENT

IL FAUT VIVRE DANGEREUSEMENT

Le détective privé Richard Diguet est chargé par Murdoc de prendre en filature la jeune Lorraine. Diguet découvre que la jeune fille fréquente Badinguet, un riche industriel qui se révèle être le frère de Murdoc. Richard est aidé par sa maitresse Léone, propriétaire d’un restaurant.

Producteur de renom, Claude Makovski n’est passé derrière la caméra qu’ une seule et unique fois, ce fut avec cette comédie policière farfelue, dont le titre s’inspire d’une des formules les plus fameuses de Nietzsche: « Il faut vivre dangereusement!. Sur un scénario et des dialogues écrits en collaboration avec Nelly Kaplan qui se fera connaitre quasiment à la même époque avec La Fiancée du Pirate. Un script assez emberlificoté dont les sources proviennent des romans noirs américains de Chandler notamment, avec en prime un côté comédie assumée pour bien nous signifier que tout ça ne reste bel et bien que du cinéma. Makovski, réalisateur débutant donc, semble se faire surtout plaisir à lui même et structure à la va vite une mise en scène bafouillante et pas vraiment au point. On suit cette enquête tortueuse (et burlesque) avec le sentiment de faire du sur place et sans prendre fait et cause pour les personnages, peu attachants. Par instants, le ton insolite et la coquinerie de certaines séquences volontairement grivoises surprennent agréablement, toutefois sur l’aspect purement policier, les enjeux demeurent flous pratiquement jusqu’au bout. La dernière partie, plus nerveuse et enjouée, rattrape de justesse les approximations ultérieures.

Makovski a eu la chance de réunir un tandem populaire qui fonctionne un peu comme un phare dans la nuit: Claude Brasseur en détective type Philip Marlowe la joue décontracté face à Annie Girardot énergique comme tout, insuffle à l’intrigue une vitalité supplémentaire. Dans le troisième rôle, la jolie actrice américaine Sydney Rome, vu auparavant dans le Quoi de Polanski et dans La Race des Seigneurs auprès de Delon, affiche une sensualité intéressante palliant un jeu franchement médiocre. Concédant au film son envie de sortir des conventions habituelles du polar classique, mais globalement, cette pochade inoffensive ne laisse pas un souvenir impérissable une fois la projection passée.

ANNEE DE PROUCTION 1975.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une comédie policière farfelue et pas franchement passionnante. Makovski n'a réalisé que ce seul film, à peu près sauvé par le duo Brasseur/Girardot.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Latest articles

Une comédie policière farfelue et pas franchement passionnante. Makovski n'a réalisé que ce seul film, à peu près sauvé par le duo Brasseur/Girardot. IL FAUT VIVRE DANGEREUSEMENT