ULYSSE

Alice, chercheuse en sociologie, accouche d’un garçon qu’elle appelle Ulysse. Sauf qu’à un an, Ulysse ne rentre pas dans les « cases » normatives: il ne marche pas, se nourrit à peine, inquiète par sa taille et son poids insuffisants. Le verdict tombe: syndrome génétique. Ulysse ne sera pas comme les autres. Alice est vite déterminée à se battre pour trouver une place dans le monde à ce fils « différent »…

Retour au premier plan pour la réalisatrice Laetitia Masson dont les derniers films, en particulier Un Hiver en Eté, étaient véritablement ratés. Ulysse est un très joli récit dans lequel on sent un vécu évident et qui résonne en nous avec une émotion de plus en plus forte au fil de l’intrigue. La cinéaste de La Repentie trouve l’axe idéal pour décrire le combat d’une mère et de son amour inconditionnel pour son fils, déclaré handicapé et avec peu de perspectives d’avenir. Le sujet pourrait faire peur, convoquant facilement les violons et les larmes, et pourtant par un traitement tendre, une réalisation contenue, sans esbrouffe, Ulysse gagne nos coeurs par une authenticité remarquable. Par le biais de plans caressants nous rendant proches de ce petit garçon que l’on voit grandir jusqu’à ses 17 ans, le film trace le portrait de parents au départ dépassés par la réalité (Laetitia Masson montre d’ailleurs les différences de réactions entre la mère et le père), puis se concentre ensuite sur la lutte acharnée de la maman pour déjouer tous les pronostics négatifs des associations, des spécialistes de la petite enfance et des structures d’accueil souvent limitées dans leurs compétences. Unique léger bémol: dans la première partie, la multiplication des ellipses fait craindre un simple inventaire des obstacles empêchant Ulysse de progresser, heureusement le script rectifie le tir et prend un véritable envol.

On redécouvre avec surprise Stanislas Mehrar (révélation de Nettoyage à Sec), très rare sur nos écrans, incarnant le papa découragé et baissant rapidement les bras. Et surtout on se régale avec Elodie Bouchez, merveilleuse d’intensité comme toujours, regard expressif, jeu renversant de simplicité: elle vit son rôle de maman courage à fond la caisse! Soulignons la présence agréable de Romane Bohringer en soeur positive et fonceuse. Enfin, le jeune Alphonse Roberts joue Ulysse et se défend également très bien face à ces illustres partenaires expérimentés. Laetitia Masson a déclaré avoir hésité longtemps à raconter cette histoire, trop à vif pour elle: elle a rudement bien fait de passer le cap, car Ulysse s’avère un film hyper touchant à conseiller vivement!

ANNEE DE PRODUCTION 2026.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Ce nouvel opus de Laetitia Masson, au vécu profond, nous bouleverse par sa véracité et sa réalisation pudique. Elodie Bouchez une fois encore ultra touchante.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Latest articles

Ce nouvel opus de Laetitia Masson, au vécu profond, nous bouleverse par sa véracité et sa réalisation pudique. Elodie Bouchez une fois encore ultra touchante. ULYSSE