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BONS BAISERS D’HOLLYWOOD

Suzanne Vale, star du grand écran est devenue dépendante de la drogue. Après une brève tentative de désintoxication, sa maison de production la pousse à vivre avec sa mère, elle même star déchue, ayant sombré dans l’alcoolisme… Les deux femmes vont aussi bien se déchirer que tenter de se rapprocher…

La fameuse Princesse Léia de Star Wars, Carrie Fisher, disparue prématurément en 2016, avait publié un ouvrage relatant la relation houleuse et parfois toxique qu’elle entretenait avec sa mère, Debbie Reynolds, elle aussi actrice de seconde zone dans les années 50 et 60. Il n’en fallut pas moins pour que Mike Nichols, le réalisateur de Le Lauréat, veuille adapter cette histoire, voyant là une occasion de recréer l’univers propre à Hollywood et sa machine à rêves. Ainsi, le film s’ouvre sur un tournage, avec ses faux semblants, ses décors aussi factices que les rapports entre les êtres, ses chausses trappes et ses actrices soit alcooliques, soit droguées, quand ce n’est pas les deux à la fois!! Une sorte de satire assez grinçante donc, même si le ton ambiant est plutôt tourné vers la comédie et la bonne humeur. Nichols montre évidemment l’hypocrisie régnant dans ces métiers du spectacle, où il faut sans cesse être en représentation et toujours sous son meilleur jour, mais avec des répliques ironiques et percutantes, il regarde ce petit monde avec un recul certain et s’en amuse largement. Avec sagesse et sûrement un manque de folie, Nichols déroule son récit sans d’énormes surprises, se concentrant essentiellement sur son duo d’actrices, ô combien charismatiques!

En effet, la réunion de Meryl Streep et de Shirley Mc Laine est l’occasion de numéros de comédiennes de haute volée, incarnant une mère et sa fille, s’aimant et se disputant à coups de reproches sur les actes de l’une, sur le passé de l’autre, se jalousant également beaucoup, vu leur talent respectif. Cette relation touchante à voir fait l’intérêt numéro un du métrage, sans qui il ne serait qu’une comédie anodine de plus. Dans des rôles périphériques moins notables, Dennis Quaid campe une sorte de play boy sautant tout ce qui bouge (et menteur invétéré), Gene Hackman en réalisateur compréhensif, et Annette Bening, pour ses débuts, joue une charmante poupée aguicheuse et très coquine! Absolument pas un grand film, mais assurément un très bon divertissement.

ANNEE DE PRODUCTION 1990.

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

L'envers du décor idyllique d'Hollywood et Meryl Streep et Shirley Mc Laine dans un duo d'actrices mémorable.

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