LA DECHIRURE

Cambodge, avril 1975. Les troupes Khmers Rouges approchent de Phnom Penh. Sydney Shanberg, correspondant au New York Times, fait partir aux Etats Unis la famille du journaliste cambodgien Dith Pran, qui est aussi son ami et assistant. Sydney doit quitter le pays comme tous les Occidentaux. Hélas, il ne peut sauver Dith, arrêté par les Khmers Rouges et envoyé dans un camp de travail…

Les deux héros, Sydney et Dith, sont bel et bien reporters et amis dans la vie et ce film poignant retrace leur histoire, la lutte pour leur survie dans un Cambodge mis à feu et à sang par une guerre terrible. La Déchirure est le récit exact des conséquences désastreuses de l’engagement américain au Cambodge, pendant le conflit au VietNam, et surtout le soulèvement de communisme radical entrepris par les Khmers Rouges, visant à éradiquer tous les opposants à leur régime. Le film se scinde en deux parties: dans un premier lieu, il montre la difficulté (même pour ces journalistes « installés ») de quitter ce pays à cause des pressions exercées contre toute forme de résistance et dans un second temps, c’est Dith Pran qui devient le personnage principal, endurant la captivité, la faim, l’humiliation et l’horreur absolue (la séquence où il traverse des champs entiers de rizières jonchées de cadavres est inoubliable). Cette première réalisation de Roland Joffé semble s’être fait dans l’urgence, souvent caméra à l’épaule, et sa mise en scène d’un grand réalisme s’apparente à un reportage, Joffé ne rentre pas dans les détails politiques de cette guerre, préfère décrire les atteintes à la dignité humaine causées par une violence impersonnelle et aveugle, en rappelant l’étendue d’un des génocides les plus épouvantables du XXe siècle. Bien sûr, il s’agit d’un vrai film de guerre avec des scènes spectaculaires de combat, d’explosions et de luttes armées, mais La Déchirure bouleverse surtout par le caractère profondément dramatique de cette amitié masculine brisée par les événements.

Le cinéaste de Mission dirige des acteurs tout à fait investis: Sam Waterston, déjà remarqué dans Intérieurs de Woody Allen et surtout La Porte du Paradis de Cimino incarne Shanberg et Haing S.Ngor, médecin de profession devenu acteur et écrivain exilé aux Etats Unis pour rendre compte du massacre de son peuple, joue Dith Pran. Il reçut l’Oscar de la meilleure interprétation masculine dans un second rôle pour l’occasion. A leurs côtés, on retrouve John Malkovich dont c’est seulement le deuxième passage à l’écran, avant de devenir l’immense comédien que l’on sait. L’émotion suscitée par le destin de ces deux hommes et ce témoignage grave et triste font de La Déchirure un film indispensable à voir.

ANNEE DE PRODUCTION 1984.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Récit éprouvant du génocide causé par les Khmers Rouges et film de guerre tourné comme un reportage. Les débuts très forts de Roland Joffé. Acteurs remarquables (Waterston, Ngor, Malkovich).

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