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LA GRANDE EVASION

Roy Earle est un braqueur de banque redouté, il sort de prison après plusieurs années de détention. Il voudrait tenter un dernier coup avant de raccrocher complètement. Dans sa planque en plein désert de l’Indiana, il fait la connaissance de Marie Windsor. Elle tombe amoureuse de lui, mais il refuse de s’attacher à elle, pensant qu’une autre fille, Velma, à qui il a offert une opération du pied, va accepter de l’épouser…

Un an seulement après Les Fantastiques Années 20, sommet du film noir américain, Raoul Walsh rempile dans le genre en offrant à Humphrey Bogart le tout premier vrai grand rôle de sa carrière, jusque là cantonnée aux seconds couteaux. Cette grande évasion est celle de Roy Earles, un braqueur fraichement sorti de taule et déjà prêt à risquer sa peau pour un casse qui devrait lui permettre de prendre sa retraite. Presque à l’opposé du truand teigneux et hyper violent incarné par James Cagney dans la décennie précédente, ce bandit là serait plutôt du style discret, solitaire et prônant un individualisme acharné. La mise en scène de Walsh, punchy et bien tenue, ne colle pas aux stéréotypes du film noir, ne se déroule pas dans des ruelles sombres ou des cabarets mal famés, mais en plein jour dans les paysages désertiques de l’Indiana ou sur des pics montagneux pour un final étourdissant. L’intrigue ajoute une love story de rigueur avec une jolie fille prête à tout pour suivre son gangster d’amour et Walsh confère à leur idylle une note mélodramatique qu’il maitrise fort bien. L’oeuvre ressemble quasiment à un western avec ses décors extérieurs naturels, la chasse à l’homme, et ses personnages englués dans leur destinée tragique.

En femme amoureuse et complice, Ida Lupino est splendide, fièvreuse, complètement investie dans son rôle face à Bogart donc, jouant du revolver avec aisance, la mine inquiète, toujours aux aguets. Tout du long, il se sent traqué comme un chien, à l’instar de celui qu’il adopte avec sa chérie et qui les suit jusqu’au bout de l’adversité. Car un chien, au contraire d’un homme, ne connait pas la trahison. Walsh redonne du peps au polar, tout en traçant le portrait d’un gangster vieillissant, avide de liberté et courant immanquablement à sa perte.

ANNEE DE PRODUCTION 1940.

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Du polar de très belle facture, dirigé par Raoul Walsh, pro comme toujours. Bogart explose dans ce premier rôle important pour lui.

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